Philippe Bordas

  

Philippe Bordas est né en 1961 à Puteaux. Après une enfance et une adolescence passées à Sarcelles, il entame des études de lettres qu’il abandonne pour partir en Afrique. Il y poursuit une oeuvre de photographe et publie L’Afrique à poings nus (Le Seuil, 2004) – récompensé par le prix Nadar la même année – premier ouvrage d’une trilogie dont les deux derniers restent inédits, le deuxième tome consacré à la figure de Frédéric Bruly Bouabré, le dernier aux chasseurs du Mali. Pratiquant du cyclisme, ayant gagné le patronyme de « Baron noir » sur les routes en raison de sa puissance de grimpeur et de la couleur de son vélo et de son maillot, Philippe Bordas, après des années de courses et de chroniques – dans L’Équipe notamment – publie Forcenés (Fayard, 2008). Ce livre retrace la geste du cyclisme, considéré comme genre, et donne les bases de son art poétique, placé sous l’autorité de Saint-Simon et de Céline. Il publie ensuite L’Invention de l’écriture (Fayard, 2010), chant hagiographique dédié à Bruly Bouabré, logocrate autodidacte inventeur d’un alphabet. Il se consacre désormais à plusieurs projets d’exposition et à son travail d’écriture.

À VOIR ÉGALEMENT

Entretien avec Philippe Bordas
Vidéo : Alcyon
Inédit : Suites enragées

Tags : , , , , , , , , , , , ,

2 Réponses
  1. dragzic dit :

    « Forcenés » est un livre de haut niveau, exigeant à lire – Cela nous change des fadaises et banalités du « journalisme » actuel – Le Tour de France est devenu un spectacle visuel qui a tué et qui enterre chaque année davantage la langue française. D’où une culture générale de zombis.

  2. Faure dit :

    Forcenés est un livre que je m’efforce de faire partager. Il m’apparaît comme le salut du cycliste et la construction d’un absolu de l’écriture. Tour quasiment performatif, d’une haute intensité à l’image d’une traversée en long parcours dans laquelle le sujet s’oublie au seul profit de la dynamique de la machine, du corps qui s’y soutient et du monde qui s’interfère dans cette conduite. L’écriture est d’accord; elle répond de l’élégance cycliste, c’est-à-dire de ce qui est sans doute perdu, mais cela ne m’empêchera pas de rouler.

Laisser un commentaire