Krafwerk, vers un nouvel âge de la coopération

Plan de niveau de l’opération Zwicky de Krafwerk, avec le bloc central et ses appartements de 14 pièces.
Un dessin de l’agence Schneider Studer Primas.

Le trolleybus file le long du coteau enneigé qui domine la Limmat en contrebas. De l’autre côté de la rivière, les nouveaux développements urbains de Zurich-Ouest bourdonnent. La tour conçue par Gigon & Guyer se dresse déjà, attendant celles imaginées par Roger Diener ou Meili & Peter. L’ancienne zone industrielle qui s’étend jusqu’au faisceau ferré est ainsi devenue en quelques années le terrain de jeu des promoteurs et des architectes les plus réputés du pays.

Quelque part au milieu de cet eldorado, le long de la Hardturmstrasse, se trouve aussi le premier ensemble de logements réalisé il y a une douzaine d’années par la coopérative de construction et d’habitation Kraftwerk1. Là où nous nous trouvons, sur les hauteurs dans le quartier bien plus tranquille de Höngg, une seconde siedlung est maintenant occupée depuis près d’un an. Sur le côté droit de la route qui longe un bois, le bâtiment se tient discrètement un peu en retrait, même si sur sa façade sont accrochées plusieurs bannières qui interpellent le passant : « Contre la pénurie de logements : les coopératives », « Libérées de la spéculation : les coopératives », « Pour toutes les générations : les coopératives », « Prenez la parole ! »

 

Terrasse commune

Après avoir gravi quelques marches et accédé à une petite placette, on comprend mieux la configuration des lieux. Le site est occupé par une série d’édifices construits dans les années 1970 pour accueillir des enfants et des adolescents en difficulté, et fonctionne d’ailleurs encore partiellement ainsi. Deux pavillons de cinq étages ont été rachetés à l’institution, puis rénovés en profondeur et réunis par un corps de bâtiment neuf. Cet ensemble est aujourd’hui géré par Kraftwerk1.

La Siedlung de Heisenholz et sa "terrasse commune", un jour de fête à l'été 2012. Photo : Andreas Hofer.

La Siedlung de Heisenholz et sa « terrasse commune », un jour de fête à l’été 2012.
Une photo d’Andreas Hofer.

La principale façade, tournée vers l’ouest, est équipée d’une sorte de grand échafaudage en béton que l’on emprunte plus volontiers pour monter dans les étages que l’une des deux cages d’escalier. Reliées par des volées de marches, les plateformes s’enchaînent par demi-niveau. Elles fonctionnent à la fois comme un système de circulations publiques et comme des extensions vers l’extérieur des appartements. Même en plein hiver, tables, chaises, plantes en pots et jouets d’enfants encombrent ces espaces, à l’évidence partagés par tous. Les habitants comme les architectes du bâtiment parlent de ce dispositif comme d’une « terrasse commune », dépliée sur cinq niveaux. On est en Suisse, la qualité de la réalisation est donc impeccable ; chaque détail est finement résolu, même si la structure conserve un aspect relativement brut qui facilite visiblement son appropriation.

Les coopérants sont enclins à ouvrir leurs portes, manifestement assez fiers de ce qui se passe ici. Avec la visite du premier appartement, on entre en territoire inconnu : huit personnes âgées de trente à cinquante-six ans se partagent un espace de 330 mètres carréset de onze pièces. Largement vitré sur l’extérieur, un vaste séjour mesurant près de seize mètres dans sa diagonale entoure une cuisine américaine. De là, nombre de portes donnent sur des antichambres équipées de kitchenettes, lesquelles à leur tour commandent l’accès à de petites salles de bains et aux chambres proprement dites. Cette zone tampon entre les parties collectives et plus privées du logement est l’une des plus récentes innovations typologiques de la coopérative. En visitant un deuxième appartement tout aussi immense, on comprend que le dispositif permet ainsi d’accueillir des couples avec enfants.

La mise en commun des espaces fonctionne donc à plusieurs échelles. Deux individus peuvent se partager une salle de bains, tous les occupants d’un appartement jouir d’un même séjour, et enfin l’ensemble des 84 habitants de l’immeuble peut avoir accès à de nombreuses commodités, depuis la terrasse sur le toit jusqu’au studio que l’on peut réserver pour ses invités, en passant par la salle commune en rez-de-chaussée ou le magasin d’alimentation au sous-sol. Il n’y a cependant rien d’obligatoire ou de systématique dans l’engagement envers la collectivité et le bâtiment compte nombre d’appartements assez traditionnels. D’ailleurs, on a ici moins affaire à des pionniers ou à des militants qu’à des gens qui aspirent à un compromis raisonnable entre vie privée et communautaire.

Adrian Streich, l’architecte de l’édifice, qui réside lui-même dans une autre coopérative, est aussi intarissable sur l’horlogerie complexe des plans qu’il a dessinés que peu disert sur l’apparence du bâtiment, mélange de rationalisme structurel et d’austérité formelle. En dépit du caractère inhabituel du projet, il ne parle pas d’utopie mais de la manière dont on peut effectivement répondre aujourd’hui au souhait qu’émet une part significative de la population de vivre autrement. Avec quelques architectes de la même génération, qui ont paradoxalement tous étudié à l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ) à une époque, le début des années 1990 où l’on délaissait la question du logement, Adrian Streich est ainsi en train de renouveler en profondeur le vieux modèle des coopératives d’habitation.

 

Wohnungsbaugenossenschaft

L’habitat coopératif est en effet tout sauf une nouveauté en Suisse, et particulièrement à Zurich, ville ouvrière1 . Le principe est resté le même depuis ses origines, à la fin du XIXe siècle. Les coopérants sont à la fois locataires de leur logement – sous forme de paiement de charges – et collectivement propriétaires du bâtiment. Ils possèdent des parts sociales qui ne peuvent faire l’objet de profits à la revente, gèrent ensemble la coopérative selon la règle d’un homme/une voix et participent à un certain nombre de tâches requises pour son bon fonctionnement. En supprimant les intermédiaires et en éliminant la spéculation, les coopératives permettent aux classes moyennes d’accéder à des logements de qualité à prix raisonnables. En rendant possible la mutualisation d’équipements, de services et d’espaces, elles favorisent in fine la solidarité et renforcent la cohésion sociale, autant de valeurs dans lesquelles les Suisses aiment à se reconnaître.

Pour autant, l’homogénéité sociale et l’absence de mixité fonctionnelle ont longtemps été la marque des coopératives d’habitation du pays. Les formes d’organisation spatiale qu’elles ont historiquement adoptées ont rarement été très progressistes. Le mode de vie familial et petit-bourgeois a presque toujours tenu lieu d’horizon normatif, et c’est précisément sur ce point que Kraftwerk1 a rompu avec la tradition et innové au cours des quinze dernières années.

À la fin des années 1980, la situation économique, politique et culturelle était très dégradée dans la ville de Zurich, victime alors d’un fort déclin démographique. Les jeunes s’opposaient à l’ordre établi, multipliaient les occupations de bâtiments et manifestaient dans la rue leur volonté de changement. En 1993, décidés à passer de la contestation à une agitation plus constructive, Hans Widmer, Martin Blum et Andreas Hofer lancent le projet Kraftwerk1. Le premier, un peu plus âgé que les deux autres, est un écrivain connu sous le pseudonyme « P.M. », qui a publié dix ans auparavant un célèbre manifeste anticapitaliste et anarchiste. Le deuxième est un artiste qui s’est intéressé très tôt aux images numériques. Quant au troisième, il est architecte, récemment diplômé de l’ETHZ.

L’intention des trois amis est de créer un lieu de vie alternatif pour plusieurs centaines de personnes au cœur des quartiers laissés en friche après le départ des industries. L’idée est d’habiter en petits groupes, de tester d’autres modes de subsistance que le travail salarié, notamment, à travers l’échange de services, d’atteindre une sorte d’autosuffisance alimentaire via des accords avec des agriculteurs, etc. Leurs maîtres mots sont l’égalité, la diversité, la solidarité, l’autonomie et la durabilité.

 

Hardturm

Dès lors, ils font paraître un petit livre expliquant le projet de manière très opérationnelle, qui rencontre immédiatement un franc succès2 . Environ 300 personnes sont prêtes à s’engager. S’ensuivent des négociations très longues et complexes avec des fonctionnaires municipaux, des propriétaires de terrains et des banquiers. Dans un contexte de crise du logement, la coopérative de construction et d’habitation nouvellement créée, Kraftwerk1, est seule à proposer de s’installer dans la zone industrielle de Kreis 5, au nord-ouest de la gare centrale. Après bien des vicissitudes, elle parvient à acquérir sur la Hardturmstrasse une parcelle pour laquelle existe déjà un permis de construire en souffrance. Kraftwerk1 reprend le projet de l’agence Stücheli Architekten et l’adapte à ses besoins. Le chantier démarre en 1999 et les premiers habitants emménagent deux ans plus tard.

Le complexe tel qu’on le découvre aujourd’hui comprend quatre bâtiments et compte une centaine de logements et de places de travail. Il a coûté 50 millions de francs suisses et a été l’un des premiers projets à obtenir le label écologique suisse Minergie. L’immeuble principal ne se distingue guère des parallélépipèdes rigoureux du voisinage, mais présente des types de logements vraiment singuliers, quelques ateliers et plusieurs espaces de services situés au rez-de-chaussée comme une laverie, un salon de coiffure, une épicerie coopérative ou une crèche3 . D’une épaisseur de 20 mètres, le bâtiment s’organise dans les étages pour partie au gré d’une stratégie à la Le Corbusier, avec des appartements traversants en duplex et des rues intérieures, et pour partie selon des plans à la Loos avec plusieurs demi-niveaux et des doubles hauteurs. La mixité sociale et générationnelle étant l’une des clés de voûte du projet, certains logements sont adaptés aux handicapés et d’autres loués de préférence à des familles issues de l’immigration.

Andreas Hofer, qui cohabite dans l’un des plus grands appartements, porte un regard lucide sur cette réalisation. D’un côté, le succès est complet. L’immeuble est confortable, les relations entre les résidents sont très bonnes et de nombreux groupes se forment autour de telle ou telle initiative. On se bouscule pour venir habiter sur la Hardturmstrasse, d’autant plus que c’est très bon marché. D’un autre côté, le fondateur de Kraftwerk1 constate que l’esprit des origines s’est un peu perdu ; il n’est plus question désormais de vivre dans une île à distance de la société capitaliste. La communauté est bien plus petite que prévu – 240 résidents au lieu de 700 – et beaucoup moins autonome qu’imaginée. L’envie d’habiter et de travailler au même endroit se heurte à la difficulté qui existe pour une coopérative d’habitation de financer des espaces d’activité, mais aussi au fait que quitter le salariat demeure impossible pour de nombreuses personnes. Pour autant, décidé à relever ce défi, Kraftwerk1 compte aujourd’hui sur son nouveau projet pour affiner sa stratégie de développement.

 

The Mothers of Invention

La troisième siedlung de la coopérative est en effet sur le point d’être mise en chantier sur le terrain dit Zwicky, dans les quartiers nord-ouest de Zurich. Il s’agit là aussi d’un ancien site industriel, cerné par des infrastructures ferroviaires et routières. Au-delà, l’environnement est constitué de grandes emprises commerciales, de magasins de meubles, etc. Dans le cadre d’un concours sans programme prédéfini organisé en 2009, Kraftwerk1 a choisi le projet de l’agence Schneider Studer Primas qui prévoit de construire sur le terrain 13 000 mètres carrés de logements et 4 000 mètres carrés de locaux d’activité pour un coût total de près de 80 millions de francs suisses4 .

Perspective sur le coeur de l'opération Zwicky. Une image du Nightnurse Images, Zurich.

Perspective sur le coeur de l’opération Zwicky.
Une image du Nightnurse Images, Zurich.

Trois types de bâtiments ont été imaginés : des barres hautes et étroites avec coursives qui ceinturent le site et le protègent des nuisances sonores ; en rez-de-chaussée, des halles très flexibles en termes d’usages ; et au centre de la parcelle, des blocs épais d’une grande efficacité économique et énergétique. Selon le principe « moins de façade, plus de surface », ces derniers développent un plancher habitable de 1 200 mètres carrés par étage. Ils sont notamment occupés dans toute leur profondeur par de gigantesques logements – jusqu’à 430 mètres carrés ! – destinés à la cohabitation. Comme dans les précédents projets de Kraftwerk1, les espaces privatifs sont plus petits qu’en moyenne à Zurich, mais largement compensés par la jouissance de vastes espaces partagés. De plus, au cœur du bâtiment, de nombreux appartements sont dotés de volumes en éclairage secondaire, réalisés à coût quasi nul et qui offrent des surfaces supplémentaires propices à des activités professionnelles ou à du stockage.

Sur l’ensemble de l’opération, l’hybridation entre habitat et travail reste cependant difficile, là encore pour des raisons de financement ; les halles, par exemple, ne sont en fin de compte que partiellement destinées à des activités de fabrication de prototypes. Le projet est néanmoins innovant à bien des égards. Il satisfait les standards écologiques les plus avancés, entre autres en limitant l’énergie grise et en faisant appel au réemploi. Il engage la participation des habitants qui géreront eux-mêmes une partie du second œuvre ; l’agence Schneider Studer Primas a d’ailleurs renoncé à ses droits d’auteur afin de faciliter le processus d’appropriation. Il instaure enfin avec son environnement proche des relations fructueuses, en créant notamment un vaste espace public sous le viaduc ferroviaire.

Il semble ainsi que l’ambition de Kraftwerk1 soit moins désormais de fonder une communauté autonome que d’établir un pôle d’activité, de mixité sociale et générationnelle qui soit vertueux et exemplaire. Le fait que le projet des architectes concerne en parallèle des logements financés par des investisseurs traditionnels va dans le sens d’une participation au jeu normal des acteurs du développement urbain. De contre-modèle, la coopérative est devenue la référence à suivre.

 

Revivre ensemble

Ces trois projets initiés par Kraftwerk1 permettent de faire revivre aujourd’hui une tradition que l’on pouvait croire perdue. On peut d’abord penser à l’ensemble résidentiel Narkomfin réalisé en 1928-1930 à Moscou par l’architecte Moïsseï Guinzbourg. Immeuble de transition vers la « maison-commune » (Dom-kommuny) strictement collectiviste, ce projet combine espaces privés et services partagés, et emprunte aux idées de Le Corbusier tout comme le bâtiment de la Hardturmstrasse. On n’est guère surpris d’apprendre que Andreas Hofer, alors étudiant à l’ETHZ, a participé à la fin des années 1980 à un voyage à Moscou organisé par la professeure Flora Ruchat5 . À la recherche de références moins historicistes que celles proposées à l’école par les tenants de la Tendenza, le fondateur de Kraftwerk1 a certainement trouvé dans le Narkomfin un modèle de « condensateur social » prêt à être réemployé.

Au-delà, c’est la figure du phalanstère imaginé dans les années 1830 par le Franc-Comtois Charles Fourier qui s’impose à l’esprit. Cette bâtisse de grande taille était destinée à accueillir près de 2 000 sociétaires, librement associés au gré de leurs passions et qui œuvraient selon leurs affinités. Cette utopie jamais véritablement réalisée est d’ailleurs mentionnée par P.M. dans son manifeste publié en 1983 sous le titre Bolo’Bolo et que l’on peut considérer comme à l’origine de l’aventure Kraftwerk16 . L’écrivain y prédit l’effondrement de la « Machine Travail Planétaire » et l’avènement d’un monde nouveau, organisé autour de « foyers d’appropriation des valeurs d’usage », les « bolos » qui rassemblent environ 500 individus. Il formule dans son livre des propositions pratiques pour mettre en réseaux ces communautés dans lesquelles l’échange de services et le partage des espaces permettent à tous d’accéder à une vie plus riche.

 

Un "bolo" urbain dans lequel pourraient vivre 500 personnes.  Une illustration tirée de l'ouvrage de P.M. Bolo'Bolo', 1983.

Un « bolo » urbain dans lequel pourraient vivre 500 personnes.
Une illustration tirée de l’ouvrage de P.M. Bolo’Bolo’, 1983.

 

En France

Au vu des expériences menées par Kraftwerk1 et de la tradition avec laquelle elles permettent de renouer, qu’en est-il aujourd’hui de l’habitat coopératif en France ? Si l’intérêt est grand, de la part de citoyens engagés comme d’un certain nombre d’institutions, les projets sont très rares du fait d’un cadre légal inadapté qui date pour l’essentiel de l’après-guerre7 . D’abord, la cession de parts sociales d’une coopérative n’est pas libre en l’état et est soumise à l’approbation de l’assemblée générale, ce qui pose évidemment problème. Plus ennuyeux, il est difficile de pratiquer des loyers à coût réel, c’est-à-dire inférieurs à ceux du marché, à cause des règles de la concurrence. La modulation de ces mêmes loyers en fonction de la date d’entrée dans la coopérative est également impossible, et pourtant il conviendrait d’éviter que les occupants les plus anciens subventionnent trop les plus récents. Il faudrait également que les coopératives puissent réaliser des opérations avec des tierces parties afin d’atteindre un équilibre financier ; or la loi proscrit toute activité commerciale. Plus généralement, l’articulation est mauvaise entre droit coopératif et droit au logement8 .

Alerté sur tous ces points, notamment par la très active association Habicoop, le législateur est prêt aujourd’hui à des évolutions. La nouvelle majorité de gauche semble avoir pris la mesure de la crise du logement et de la nécessaire lutte contre la spéculation immobilière à laquelle pourraient participer les coopératives. Celles-ci sont par ailleurs susceptibles de réconcilier les Français avec le logement collectif en dégageant celui-ci du constant rapport de force entre locataires et propriétaires. L’enjeu est bien de recentrer l’habitat sur sa valeur d’usage et de le sortir de la logique financière dans laquelle il a été plongé depuis trop longtemps par les politiques libérales.

Pour les architectes, le travail avec les coopératives est l’occasion de montrer leur savoir-faire en matière d’organisation des espaces, trop souvent sacrifiée aux effets de façade dans les opérations de logements sociaux ou privés. Le dialogue avec un maître d’ouvrage, futur résident, intéressé au devenir des bâtiments sur le long terme, est également pour eux très enrichissant et gratifiant. Enfin, en participant à la création et à la réalisation d’habitats coopératifs, les architectes se positionnent avantageusement dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, et retrouvent ainsi l’utilité publique qui leur fait parfois défaut.

Texte © Valéry Didelon : membre de la rédaction de Criticat, architecte et historien. Il enseigne à l’Ensa de Paris-Malaquais – Illustrations © DR

Article proposé par la revue Criticat, espace de réflexion sur l’architecture indépendant des institutions, et ouvert à l’ensemble des acteurs de la vie intellectuelle et artistique.

  1. À Zurich aujourd’hui, les coopératives d’habitation gèrent jusqu’à 20 % du parc de logements. []
  2. Martin Blum, Andreas Hofer & P.M., Kraftwerk1 : Projekt für das Sulzer-Escher Wyss Areal, Zurich, juin 1993. []
  3. Certains de ces services sont gérés par Kraftwerk1, d’autres par la Ville et d’autres enfin par des opérateurs privés. []
  4. Le projet de l’agence Schneider Studer Primas est en réalité deux fois plus important en surface construite ; son autre moitié est financée par des investisseurs traditionnels. []
  5. Un petit livre sera édité à cette occasion en 1988 sous le titre : Suprematismus – Konstruktivismus – Ausdrucksformen einer neuen Welt. []
  6. P.M., Bolo’Bolo, Paris, L’Éclat, 1999 (1983). []
  7. La loi de référence date de 1947, mais le coup le plus dur porté à l’esprit coopératif l’a été par la loi Chalendon de 1971, qui a distingué la production de logement de sa « consommation » et de sa gestion. []
  8. Ce diagnostic a été clairement établi par les sénateurs dans le cadre de leur rapport de juillet 2012 sur l’économie sociale et solidaire []

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