Le Couronnement de la Vierge

Hoctan-FraAngelioco2-Image

Fra Angelico, Le Couronnement de la Vierge, approx. entre 1430 et 1435, Musée du Louvre

 

Il y avait / Fra Angelico / que ma gloire ne soit pas d’avoir été / tous ces saints et ces anges / peintre de renommée / comme un second Apelle / qui assistaient au triomphe / exerçait également comme prêtre / mais de t’en avoir donné / de la splendeur divine / observant la règle originelle de saint Dominique / ô Christ / et puis / cette double activité fit de lui / tout le bénéfice / une demi-douzaine de siècles plus tard / un personnage « angélique » / j’ai laissé des œuvres sur la terre / moi-même / dont la mythologie raconte / et d’autres au ciel / dans cette foule étonnante / qu’il ne prenait jamais ses pinceaux / je suis Jean / qui regardais sans comprendre / avant d’avoir fait / né de la ville / cette même célébration / ses oraisons / qui est la fleur de la Toscane / désignée comme « Le Couronnement de la Vierge ».

*      *
*

Il y avait tous ces saints et ces anges qui assistaient au triomphe de la splendeur divine et puis, une demi-douzaine de siècles plus tard, moi-même, dans cette foule étonnante, qui regardais sans comprendre cette même célébration désignée comme « Le Couronnement de la Vierge ». [le spectateur]

Fra Angelico, peintre de renommée, exerçait également comme prêtre observant la règle originelle de saint Dominique. Cette double activité fit de lui un personnage « angélique » dont la mythologie raconte qu’il ne prenait jamais ses pinceaux avant d’avoir fait ses oraisons. [le critique]

« Que ma gloire ne soit pas d’avoir été comme un second Apelle1, / mais de t’en avoir donné, ô Christ, tout le bénéfice ; / j’ai laissé des œuvres sur la terre, et d’autres au ciel. / Je suis Jean, né de la ville qui est la fleur de la Toscane » (épitaphe sur sa tombe)2. [Fra Angelico]

Texte et Montage © C. Hoctan – Photo © John Cornu

 

 

  1. Portraitiste d’Alexandre-le-Grand (IVe siècle av. J.C.) et l’un des plus célèbres peintres de l’Antiquité. Aucune de ses œuvres n’a été conservée. []
  2. Fra Giovanni Angelico da Fiesole fut enterré par ses frères à Rome à la Minerva. À côté de la porte latérale près de la sacristie, sous un médaillon de marbre où l’on peut voir son portrait, est gravé cette épitaphe : « Non mihi sit laudi quod eram velut alter Apelles / Sed quod lucra tuis omnia Christe dabam / Altera nam terris opera extat alterra coelo / Urbs me Joannem flos tulit Aethruriae ». []

Tags : , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire




Copyright © D-Fiction