Les tampons : une écriture plasticienne

L’intégration du langage aux arts plastiques tout au long du XXe siècle aura permis, par un effet rétroactif, de redécouvrir et d’approfondir les constituants plastiques du langage écrit lui-même : graphie des lettres, couleurs, blocs de texte, incrustations de signes divers…

Ces tampons s’inscrivent dans cette histoire : chacun identifié d’un caractère, d’une dimension de 2,5 cm de diamètre, ils permettent d’écrire partout, à l’extérieur comme à l’intérieur des lieux, de façon éphémère ou durable, sur des matières précaires ou plus nobles, sur des objets ou des murs.

Ils sont aussi l’exemple d’une écriture manuelle qui reprend les codes d’une écriture mécanisée. Le clavier, ici, est portatif et artisanal, l’imprimante est un encreur de couleurs diverses, et son champ d’action dépend des itinéraires de son utilisateur et des lieux où il intervient.

 

JNO-Tampons-Image

Projet, Texte & Photos © Jean-Noël Orengo

 

Tags : , , , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire




Copyright © D-Fiction