Connaissez-vous « Perou » ?

PEROU-ONE

PEROU
Pôle d’exploration des ressources urbaines

Association loi 1901 fondée en septembre 2012, le PEROU est un laboratoire de recherche-action sur la ville hostile conçu pour faire s’articuler action sociale et action architecturale en réponse au péril alentour, et renouveler ainsi savoirs et savoir- faire sur la question. S’en référant aux droits fondamentaux européens de la personne et au « droit à la ville » qui en découle, le PEROU se veut un outil au service de la multitude d’indésirables, communément comptabilisés comme cas sociaux voire ethniques, mais jamais considérés comme habitants à part entière.

Avec ceux-ci, le PEROU souhaite expérimenter de nouvelles tactiques urbaines – nécessitant le renouvellement des techniques comme des imaginaires – afin de fabriquer l’hospitalité tout contre la ville hostile. Alors que se généralise une politique aussi violente qu’absurde, action publique aux allures de déroute n’ouvrant que sur des impasses humaines – expulsions, destructions, plans d’urgence sans issues, placements et déplacements aveugles, etc – , le PEROU veut faire se multiplier des ripostes constructives, attentives aux hommes, respectueuses de leurs fragiles mais cruciales relations au territoire, modestes mais durables.

 

PEROU, le manifeste
Par Sébastien Thiéry

Nos métropoles occidentales débordent de corps en trop, de rebuts humains épars : expulsés d’ici comme d’ailleurs flanqués à même le bitume ; réfugiés dans les délaissés, déprises, et autres innommables zones ; logés dans l’insalubrité, le surpeuplement ou la solitude, tout au bord de la rue. Simultanément – conséquence et cause tout à la fois –, nos métropoles se dépeuplent de ce qui fait d’une ville une ville : des formes et pratiques de l’accueil et de la solidarité, des espaces et des gestes qui font l’hospitalité. Une analyse des processus urbains à l’œuvre – techniques comme imaginaires – convainc de l’inéluctable aggravation de cette situation : un savoir-faire l’accueil disparaît en même temps qu’explose le nombre de réfugiés économiques parmi nous. Loin de promettre la résorption de l’exclusion urbaine et du péril qu’elle engendre, le développement contemporain de nos métropoles la laisse s’accroître, voire la nourrit.

À la suite de la parution de Considérant qu’il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir : sur l’art municipal de détruire un bidonville (Post-Éditions, 2014), Léopold Lambert nous invite à entendre Sébastien Thiéry, dans le cadre d’un podcast de la plateforme sonore Funambulist : ARCHIPELAGO.

 

 

PEROU
Considérant l’action

 

AU-DELÀ DE PEROU
Cinéma et contre-pouvoir, Jeu de Paume.


PEROU-CinemaContrePouvoir_5

 

Vous pourrez par ailleurs, assister à la cinquième séance du séminaire Cinéma et contre-pouvoir, sous la direction de Marie-José Mondzain et Jean-Michel Frodon, le 27 mars 2015 de 16h30 – 20h30 à Paris. Séance au cours de laquelle sera projetée Vers Madrid-the burning bright (Un film d’in/actualités) de Sylvain George (France, 2014, 106’). Et suivie, à 18 heures 30,  des présentations de Marie-José Mondzain, Jean-Michel Frodon, Sébastien Thiéry, politologue et coordinateur du PEROU et Gérard Paris-Clavel, graphiste et membre du collectif « Ne pas plier ».

 

Entretien © Léopold Lambert (janvier 2015) – Photographies © Hélène Clemente, Sylvain Georges (Madrid-the burning bright, 2014) & Aude Tincelin.

Tags : , , , , , , ,

Laisser un commentaire