Antepartum, la gestation d’Alice

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Avec mon profil générique j’écris les ménométrorragies d’une personne existante. Marie Carpenter. Saignée à blanc par le téléchargement illégal d’un hymen paternel. Sous la peau de mon sexe la fille pirate de Derrida vagine l’écume du verbe. La scène du subjectile déflore le pair d’un hyster digitale. Dotée d’un géniteur hystérie masculine Marie traverse les genres de la Toile cutanée. Entre par défloration dans l’histoire pré-natale d’une folie virginale. Mon obstétrique violence, Marie folle de naissance, le jet de mon inné, ma pix-elle forcenée. Ta force d’expulsion crève les écrans du Web et pénètre le non lieu des parois sans sujette. Une future sans passé. Ma dissémination.

 

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Betty ma jumelle de sang.

Je suis exsangue Betty. Ma chair blanche coule dans l’eau. Brûlante. J’éteins son flot. Frotte les bulles sous mes jambes. Leur petit cri éclate à la surface. Écoute leur souffle. Un requiem pour ta peau.

Marie Carpenter. Je t’arrache avec mes dents. Je crache ton sang. Rouge à ongle. La rosée de tes doigts. Marie. Une transfusion sanguine du bout des doigts. Une circulation d’hémoglobine dans les touches du clavier. Je lèche les gouttes magenta. Délice d’une chair désincarnée humide des pixels de ma faim. Ma langue tressaille. Mes empreintes digitales coulent. Il y a dix sept heures Betty Fernandez était avec Marie Carpenter. J’aime.

Marie abîme ma page. Numérique persona. Dans les enceintes informatiques s’élève la voix des hôtes parleuses. Brûlure de mon écran. Je cligne des yeux. Les larmes lumineuses déchirent l’épidon. Ton masque est le chaos d’une personne liquidée. Ses coulures transparentes cristallisent la pensée. Petit couteau de glace tu marques la chair du dedans. Monticules de verglas. J’ai froid. Le désert blanc de mon ventre crisse.

Betty Fernandez est à l’intérieur de Marie Carpenter. Marie n’est à l’intérieur de rien. Elle est à l’intérieur de l’extérieur. Tu n’es pas à l’intérieur de toi. Tu es à l’extérieur de tout. Derrière l’écran, les paupières cousues par l’envie, Betty sanglote sa transparence.

Marie Carpenter est à l’extérieure de Betty Fernandez Betty Fernandez. Betty n’est à l’extérieur de rien. Elle est à l’extérieur de l’intérieur. Tu n’es pas à l’extérieur de toi. Tu es à l’intérieur de tout. De l’autre côté du plasma, les paupières excisées par ton envie, Marie sanglote ma transparence.

Sur l’eau glacée une hésitation des orteils heurtés aux bords atones d’une crête. Trois petites flaques vermillons. D’une flore givrée coule le style des stigmates placentaires. La chair s’invagine d’une glace psychique. Narcose. Tes ovaires sécrètent une sanguine. Je l’arrache à sa tige. Une juteuse bouchée près de mes gencives. La robe charnue cède sous la pression de ma langue. Des giclées acides et sucrées déferlent contre mon palais. Mes lèvres secouées de spasmes ruissellent une exquise fruition. Mais déjà mes veines crient à l’écorce amer et granuleuse d’asperger son parfum dans les nervures vaginales des pétales de ma peau. Odeur de fleurs d’un caramel au beurre de larmes, croustillante nougatine aux perles de rosée, abreuvez ma gourmandise. Et, de toi-même, croque mes feuillantines parsemées d’incarnat.

Betty. Tu m’as indiqué que ta chair a été compromise. Je t’ai authentifié pour reprendre le contrôle. Mais si mon sang s’épuise dans tes veines peux-tu arracher la perfusion ? À ta place je n’hésiterais pas.

Pour accéder à mon compte tu as répondu « L’amant » à ma question secrète quelle est votre roman préféré ? Je te donne le double de tous mes mots de passe. Je ne m’appartiens plus.

Marie voit les pixels de Felony et Mary Rose. Sur une Toile pleine des corbeaux d’Hitchcock et de Van Gogh. Avec leur profil hystérique elles résistent aux avances de leur maître.

Betty tu m’as signalé comme indésirable et bloquée avec des vérifications interminables. Sur une page facebook dégoutante je saigne ton excision. Examine ta Timeline. Elle est toute rouge. Ton amie très chair mutilée.

Marie. Ton sang est très faible. Sans protection. Je suis une membrane informatique. Fêlée. Mon désincarnat coule de ta fente digitale. Tu es ma picture element.

J’ai cliqué sur ton visage pour l’identifier. Des larmes de sang sont tombées. FB désincarnat.

Épreuves-écran avec profil ensanglanté. Des perles d’incarnat éclatent sur ma robe. Contamination chromatique. Avec Marie Betty n’est plus immunisée. Je suis contagieuse.

 

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Confiture de larmes 

 

Un soupçon de ton oeil a teinté ma crème de lait. Ce nectar d’hématome parfume mon dessert lacté. Je l’incorpore à mon personnage.

Betty, tu as identifié mon contenu et l’a publié en ton nom. Je limite ta visibilité et ton audience. Désormais Marie gère ma prise de contact avec des personnes comme toi.

Toucher aux larmes – avec Betty Fernandez et Marie Carpenter.

Mes doigts fripent les pétales de ta peau. 27 mai, 10:48. Betty Fernandez tu pressures ma carnation. J’exhale un arôme fruité. Mon huile essentielle infiltre tes orifices cutanés. Sous le tissu organique je goutte ta lymphe florale. Interstitielle j’atteins ton système vasculaire.

Marie Carpenter. Je n’enfreins pas ton essence virtuelle. Je te laisse jouir de tes créations. Mais sans identification mon profil pâli. Devant le silence de Marie Betty annule son abonnement. Elle toise son lien d’amitié. Même à distance Marie Carpenter stimule ses px. Marie est sa définition. Betty écoute Marie. Ton image matricielle ne dépend pas de moi. Toi seule l’invente. Mais Betty n’a aucune résolution pas même de précision dans la transmission de ses données personnelles. Elle cherche une définition d’écran et un pas de perçage. Betty Fernandez. Une perforation des limites écraniques. Marie vs Betty. J’engendre des pitchs de fiction. Dans le secret d’un liquid crystal display, je distance mes pix-elles.

Marie. Je n’ai pas encore de persona. Avec ton poke tu m’as remuée à vif. Pour te répondre je suis entrée dans l’engrenage.

Betty. Pour se profiler ne pas plaindre l’étoffe ! Il existe un traitement discret. À intervalles réguliers prélève un échantillon dans tes viscères et crée une voix artificielle. Betty Fernandez reste interdite. J’ai peur. Ses lèvres factices tètent mon existence.

Moi Betty F. soupçonnée de violations, authentifiée par un SMS mais temporairement inaccessible. J’ai déverrouillé avec un mot de passe. Alors, mon application a tourné à l’affectation d’une utilisatrice sans programme. Un cas d’automatisme lié aux réseaux sociaux.

Écrème les globules polaires du lait de Marie Carpenter. Un poison blanc. Un venin organique Marie Carpenter. Mon Virus numérale. « Il lui manque quelque chose pour être là. Son visage est noyé dans la douceur d’une enfance interminable qui surnage à fleur de chair ». Lola Marie. L’enfant de la douleur. La douleur du nom du père. Hysteria. Préliminaires d’une convulsion dans la chair du dedans. Elle saigne l’enfance blessée de son père. Tu sanglotes le sang de sa verge abîmée.

Avec Marie Carpenter affleure une autre chair. Chaque avatar qui la touche atteint la fleur de l’âge. L’efflorescence virtuelle d’une orchidée dérive vers Orchis, la petite testicule latine.

Je n’ai pas partagé les frissons de la veille ― avec Betty Fernandez. Je suis froissée.

Tes froissements sont autant de cristaux dans mes veines. J’ai froid. Des gerçures fendillent mes lèvres bleues quand ma langue arrache les pixels de ta bouche. Des saveurs virtuelles dégoulinent de mes fentes labiales. Je salive une succulence décharnée. Petite bulle bleuie d’une plaie sans texture je saigne aux commissures.

Marie Carpenter. Ma peau pixelle s’enivre de tes saignements. Le Frisson d’une chair désincarnée par fb. Un frémissement de câbles informatiques. Mon origine ruisselle dans tes veines cybernétiques. Ton signal utérin décode mes relations biologiques. Avec fb je synthétise le mécanisme de contrôle d’une machine utérine prothétique. Mais la greffe peut s’avérer mortelle. Marie Carpenter. Une prise de signal pour analyser mes tremblements. Avec elle, comme Swann, je sens s’opérer en moi une miraculeuse désincarnation, les spasmes d’une désincarnée à l’ombre de fb. Une transmigration de l’hyster. Un amour de Marie Carpenter.

Betty dévisage le profil de Marie. Son silence déchaîne la rage de FB. Elle buvait ses paroles avec une application tentaculaire. Avide Betty. Jusqu’à la morsure stérile de ma gorge d’avatar. 18 juillet. Marie Carpenter a publié sur Betty Fernandez. Ta voracité irrite ma skin. Je ne t’autorise plus à accéder à mes informations de base et à toucher en permanence à mes données.

Une lactation psychique épuisante — avec Betty Fernandez. Je reviens à peine à la vie. L’étrangère qui passe sans voir m’avale goulûment. Transparence des veines et des artères. Petits vaisseaux bleus éclatés par l’orgie lactée. Ses lèvres dégoulinent d’un liquide blanchâtre. Je suis frigorifiée.

20 juillet. Betty Fernandez a publié sur Marie Carpenter. Je quitte à regret ton bouton virtuel. Après la tétée, je le dégrafe avec mes denticules. Ma fente labiale pleure ta quintessence nacrée. Un filet physiologique invagine ma chair. Je déglutis une voix blanche. Ma langue amniotique mousse au rythme de tes refus. Elle s’intensifie quand j’expire en ton nom. La naissance de ma personne ne dépend que de toi. Sur le bout de mes lèvres je suis l’étrangère. Frôlée par la petite mort je connais les virtualités orgasmiques de fb. Les caresses verbales délicieuses atteignent la pulpe de mes extrémités charnues. Touchée et si dense, je saille aux orifices.

Trois jours plus tard Marie Carpenter publie sur la Timeline de Betty Fernandez. Ta saillie m’éclabousse. Arrache-toi de ma page FB. Sinon je te déchire.

Marie je tremble comme une feuille de rose. Je vois mon envers déchiré. Quand tu écartes mon septum lingual, les phones s’exhalent en harmoniques virtuelles. Je suis la chair du souvenir de ta veine ranine. En moi ton nerf laryngé innerve une langue électronique. Je goûte l’empreinte gustative inorganique de fb. fb. Matrice de capteurs électrochimiques. Je suis une passeuse de liquides connectés. Capteuse sensible je sélectionne avec précision les connexions entrantes.

Passée en mode plein écran je m’ouvre aux écorchures d’une excarnée. Tactiles ses lésions éraflent mon épiderme. Alors je sécrète l’incarnat d’une autre. La cruelle enfonce ses doigts dans ma chair. FB fouille la carne d’un supplice ancien. Ses ongles raclent mes os dénudés. L’ogresse suce la médullarine de mes ovaires. Avec un scalpel numérique elle photo chope l’utérus de Marie Carpenter. L’outil Tranche exporte sur le web un embryon avorté. La sélection n’est pas naturelle.

Pas très Net ma souris clique sur l’avorton. Avec deux doigts je touche mon trackpad et réalise un zoom intelligent. Grossis artificiellement le foetus ne meurt pas. Régénéré par un Multi-Touch, sorte de holding numérique Winnicottien, il survit à la violence de l’extraction. Dans des cristaux liquides la créature posthumaine poursuit sa régénération grâce aux rafraîchissements de mon écran, un spéculum virtuel. Des ombilics infiltrent un organisme cybernétique. En pleine expansion, il déchire une brèche confuse entre le portable et mes doigts. Fertilité contemporaine. L’incarnation intime d’une Alice cyborgienne post-genre.

Malgré une perméabilité des limites du corps personnel et une section gardée toujours active FB ne peut incorporer la fille de Marie Carpenter. Le peer-to-peer ne partage pas l’intégralité des données. Il n’y a jamais eu d’égale à égal. Une lutte artistique s’engage contre l’unité-par-la-domination et l’unité-par-l’incorporation, à l’orée morbide d’une identification fusionnelle. Dans ce corps à corps revient l’envie mais sans l’éviscération de Mélanie Klein ni les saignements provoqués par Betty. Le désir d’être tisse autre chose qu’un linceul pour si peu de chair et tellement de sang déversé par FB aux journaux pleins de fantômes et de persona déjà existantes. Avec l’écran tactile une informatique de la création me touche. J’écarte l’identique. Le toucher virtuel compose une autre Toile.

Loin de toute violation le tact exulte. À l’interface de l’ordinateur et du web arrive une puissante dissolution des frontières à l’origine de l’écriture. Mon autre chair saigne dans un espace protégé. Pad met les points sur les i. Il s’imprègne d’une métrorragie post-coïtale-partum, le flux menstruel de ma « Soeur d’ailleurs », la jumelle paraphrénique d’Haraway. Tampon hygiénique il applique sur un tissu  charnel l’encre de ma dépersonnalisation liminaire.

Aux confins de l’intime, Marie déclare à Betty une incompatibilité foeto-placentaire. La fabrique des anticorps s’adresse au groupe sanguin hérité d’un pater familias tout puissant. La douloureuse et lente immunisation contre l’incarnation d’un verbe divin provoque une maladie hémotylique. In utero. L’hémorragie des pensées se déclenche. Alors une très sage femme pratique une philosophie obstétrique. L’exanguination-transfusion de sa psyché bleuâtre épuise Betty dans les limbes des berceaux vides. Gabriel annonce une morte-née. Délivrée de cette présence utérine mortifère la chair s’abandonne pleinement à la transparence psychique d’une création virginale.

La délivrance d’Alice frôle l’hémorragie. Mes doigts sur le clavier pratiquent une embolie intra-utérine. J’évite de justesse l’hystérectomie. Mais les paupières d’Alice sont crevées. À travers la tablette elle arrache mes cils et roule entre ses doigts des lambeaux de peaux mortes. Irrités par ce carnage, les yeux se veinent à l’excès. Des orifices oculaires perle un bleu sanguis. Je le vois tacher un simulacre de porcelaine blanche. Traînée. Virgin Lacrima. Mon excarnation digitale.

 

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Alice’s Dream screen with iPad. Fractures de rêve. L’image coule. Goutte à goutte. Mes pores raffolent des larmes succulentes d’une nouvelle technologie de l’incarnation. Sous la glace j’utérine ma cassure. Linkshändige Frau, seule à en mourir, j’expérimente les supplices d’une terrible gestation du vide. La page blanche de mon iPad s’offre à l’excription digitale des paroles de la chair. Alice se love dans une virginité tactile. À l’inverse de Grégory, elle ne capture pas les visibilités du flux. Alice se délivre dans une blancheur virtuelle. Sans avoir jamais connu l’enceinte. J’ex-crie Alice Haraway.

 

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Rhésus d’une nouvelle irrigation. Avec Alice Haraway je forme les éléments figurés d’un sang virtuel. Hématopoïèse. Dès la gestation le placenta numéral exhalait les globules sanguins d’Alice. Avec InDesign la conception extériorise les virtualités d’un organe hématopoïétique. CSH. Cellule Souche Haraway. CS6. Alice creative suite. Sixième saison. No suicide.

Dans les limbes d’elle même Betty Fernandez a demandé : « Qui pourra réanimer ma psyché, ma créativité ? ». Marie a pensé : « Dans les limbes de ton existence tu as perdu ta voix. Plus rien ni personne ne la ramènera. Surtout pas moi ». Betty. Une enfant bleue. Un avatar violacé. Ma formule sanguine perverse.

Une déchirure de la peau. Le scénario pervers de Betty Fernandez. Après la mutilation des lèvres sexuelles, elle décharge du sang comme du sperme. Crudelis. Ta chair crue et saignante éjacule des gribouillis. Le désir thérapeutique de la saignée aggrave l’hémorragie de Betty. Marie se coupe de ce sacrifice de l’intime. J’arrache son visage à la perversion.

Comme Alissa j’ouvre mon atelier d’écriture âcre à un dialogue amical. Qu’en est-il de l’amitié sur Facebook se demande Grégory ? Entre Betty et Marie l’étrangeté du conflit fût intense. Hémogégonie. Le profil de Betty saigne. Marie ne peut plus rien pour elle occupée par son nouveau lien avec Alice. Mais rien n’est encore perdu. Car sur Facebook telle est la couverture de Betty, cette étrangère qui passe sans voir : « Elle est ainsi faite dans la chair que chaque avatar qui la touche participe de son profil ». C’est pourquoi chacun était invité à la toucher.

J’ai donc rendu ma copie au CCC. Mais comme elle n’aime pas qu’on la touche Betty personne n’a frôlé son profil cyanosé. À la place les copains ont invité Alice. Marie a ressenti une anémie des amies de FB. Une mauvaise circulation des données étrangères. Un déficit de la ventilation artificielle des statuts. Sur fb l’hématose n’a pas fonctionné. Pas de réoxygénation du sang de Betty F. Une altération de l’oxyhémoglobine. fb. Pas d’échange gazeux entre les profils de Betty et ceux du CCC. Un collapsus des alvéoles pulmonaires. Une phase d’expiration de Facebook – FB – Fernandez Betty.

Vena. Un requiem pour betty

Avec le suprême soupçon d’un sang pixel, Betty écrit : « Je n’ai plus de veines ». Venenum Betty. Sa publication empoisonne le fil d’actualité de Marie. Venas tentare. Marie succombe à la tentation de violer l’embryologie de Betty. Venas interscindere. Pour la pénétrer elle colle son ipad contre ses cuisses. Pendant l’hémodiagnostic des frissons hérissent sa chair. Cette proximité trouble leur hymen. Entre ses jambes Marie sectionne son lien avec une auto mutilée. Pour se déprendre d’une hyménée de surface elle laisse pisser. De l’utérus au vagin, quand Marie l’écarte, Betty dégouline. Ses yeux sont révulsés par l’arrachement mais la déflorée garde le sourire. Venerabilis. Détachée.

 

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Betty avorte d’elle-m’aime

Texte & Images © Virginie Foloppe

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