Dallas, city of hate

« La commedia è finita ! »
(La comédie est terminée !)
Pagliacci – opéra de Ruggero Leoncavallo – 1892

Telle une peinture de Roman Opalka, certains soap opéras durent toute une vie. La série télévisée Les Feux de l’amour (The Young and the Restless) est ainsi diffusée depuis quarante ans. En quarante saisons, printemps, étés automnes et hivers, des milliards de consommatrices et consommateurs (quatre fois plus de femmes) ont pu visionner plus de dix mille épisodes au rythme de deux cent cinquante numéros par an. En admettant qu’à vos risques et périls, vous puissiez en une autre dimension regarder en continu, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, d’une seule traite, l’intégralité de ces 40 années (interruptions publicitaires exclues) de soap opéra, cela vous en coûtera, telle une grossesse, neuf mois de votre vie.

Depuis les origines des Feux de l’amour, le nombre de chaînes de télévision d’information et de loisirs émettant sans interruption s’est démultiplié de manière exponentielle. Mais les dizaines de milliers de chaînes de par le monde sont en réalité peu nombreuses comparées à d’autres programmes télévisuels de l’absolue télé-réalité que constituent les caméras de surveillance. On n’en compterait pas moins d’un million en France et trente fois plus aux États-Unis, filmant de jour comme de nuit, sous la pluie, le soleil, en contre-jour, en sous sol, en hauteur, en extérieur, en intérieur, dans l’espace public, dans la sphère privée, sans même compter dans le creux de votre main… l’objectif vidéo de nos téléphones mobiles. Grâce aux trente-six millions cinq cent mille chaînes de télévision et caméras de surveillance, filmant et diffusant en continu, l’humanité, en une seule et unique année produirait l’équivalent de cent mille ans de flux vidéo.

Une nouvelle unité de mesure est née. L’univers est arpenté en années-lumière, la Terre comme espace médiatique fractal en années-vidéo. Déjà en 1995, Douglas Gordon avait démultiplié la durée de la fiction à l’échelle du réel. Son œuvre 5 year drive-by révélait en temps réel les cinq années de la quête d’Ethan Edwards interprété par John Wayne dans The Searchers de John Ford (1956). En deux heures, le film retraçait cinq longues années de périple et d’errance à la recherche de la prisonnière du désert. Douglas Gordon en ralentit la projection au point extrême où la durée du film retrouva la durée de son histoire. The Searchers ne durait plus deux heures mais cinq ans.

Le temps retrouvé… ravivé, embrasé par Les Feux de l’amour, qui depuis quarante années enflamment les cœurs des téléspectateurs d’un éternel amour.

Elle est retrouvée.
Quoi ? — L’Éternité.
C’est la mer mêlée
Aux Feux de l’amour

Les aventures des Feux de l’amour ont lieu dans l’état du Wisconsin au sein d’une ville fictive du nom de Genoa City. D’autres séries se déroulent dans des lieux non imaginaires, bien réels telle la série Dallas dont l’action se situe tout naturellement à… Dallas. Le personnage le plus mémorable de la série pétrolifère texane a pour nom John Ross Ewing surnommé J.R., interprété par Larry Hagman, lui même texan, né dans la ville de Fort Worth, située non loin de Dallas. Tels d’autres personnages imaginaires comme Tom & Jerry, Luke Skywalker & Darth Vader, J.R. l’entrepreneur de fiction est doté d’une notice sur Wikipédia, en anglais. On peut y lire le portrait suivant : J.R. est un baron du pétrole, cupide, égoïste, manipulateur, amoral, aux tendances psychopathes, qui toujours complote des subterfuges pour ruiner ses ennemis et piller leur richesse.

La série Dallas est diffusée pendant 14 saisons de 1978 à 1991. Les aventures et les drames de la famille Ewing, les rois du pétrole et de l’élevage bovin, se déroulent sous le règne de trois présidents : Jimmy Carter (1977-1981), Ronald Reagan (1981-1989) et George H. W. Bush (1989-1993). Le 1er épisode est diffusé peu avant que ne débute le 2ème choc pétrolier. Le 357ème et dernier épisode est diffusé alors que s’achève la 1ère guerre du Golfe. Marqué du sceau du pétrole, crise et guerre de l’or noir, J.R. voit s’écrouler l’empire soviétique. Mai 1989, 12ème saison, l’épisode 306 a pour titre Mission to Moscow : « Is J.R. a traitor to his country… and his wife? », clame l’encart publicitaire. Dallas prend fin en apothéose. Le 357ème et ultime épisode intitulé Conundrum (L’énigme) est diffusé 48 heures après la parution de l’encyclique Centesimus Annus. Jean Paul II, qui a longtemps combattu l’empire soviétique y condamne entre autre les horreurs du communisme. L’Union des républiques socialistes soviétiques meurt dès les premières gelées au début de l’hiver 1991. La série Dallas, elle s’achève au printemps 1991. Mission accomplie.

 

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En 2012, après plus de vingt ans d’interruption, le soap opéra, comme par magie, redémarre. La première saison de la nouvelle série est diffusée durant l’été. Trente-quatre ans après ses débuts dans Dallas, Larry Hagman reprend son rôle de J.R. Mais le 23 novembre 2012 après quelques mois de tournage, l’acteur décède. Le 4 décembre, l’actrice Linda Gray se confie aux caméras de l’émission « Entertainment Tonight » pour rendre hommage à la mémoire de Larry Hagman. Linda Gray est l’interprète de Sue Ellen Ewing, épouse de J.R. dont elle divorce dans la série dès 1981, pour se remarier avec lui l’année suivante et définitivement le quitter en 1988. Vingt ans après, Linda redevient Sue. La relation entre les deux ex-amants est tendue, en souffrance, empreinte de tristesse et de remords. A contrario de la fiction, la relation entre les deux acteurs est toute autre : joyeuse, pleine de vie, remplie d’émotion et débordante d’amour comme dans un soap opéra… mais dénuée de mélodrame.

 

 

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34 ans après : Dallas 1978 – Dallas 2012

 

Linda Gray  raconte leur dernière entrevue : – « Larry me dit : Je n’ai plus que deux semaines à vivre. Qu’est-ce que tu me racontes ? lui répondis-je. – « Allez arrête tes histoires, nous tournons une scène ensemble lundi. Tu n’iras nulle part ailleurs qu’aux studios. C’est la dernière fois que je le vis. (…) Sur le plateau, il y a désormais un vide. C’est comme si… mais bon sang où est-il ? Vous savez, quand je regarde autour de moi, je m’attends à ce qu’il surgisse sur scène et qu’il vienne parler à Sue Ellen ? Je veux y croire. Malgré tout, je sais qu’il est dans les parages. Il est parmi nous. »

 

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En 2012, vingt quatre ans après son deuxième divorce, Sue Ellen, serait-elle inconsciemment encore amoureuse de J.R. sans que Linda Gray, son actrice n’en sache rien ? Lors de son allocution à la cérémonie d’hommage à Larry Hagman à Dallas, Linda Gray raconte cette anecdote : – Madame Hagman avait pour habitude de m’appeler au téléphone et de me dire : « Bonjour, l’épouse, comment ça va ? » Et je lui répondais : « Bonjour, l’épouse, comment ça va ? »

Larry Hagman, jamais monolithe ni cabotin, tel un acteur de western à l’extrême concision, interprétait la fureur calme et médusait ses victimes, les noyant dans ses grands yeux bleus. Mâchoires serrées ou sourire carnassier, immobile comme une statue, son regard était d’une intense froideur et fixité. Avec l’âge, ses sourcils vrillèrent en pointe renforçant la dimension diabolique du personnage.

Ainsi Larry Hagman disparait le 23 novembre 2012 à Dallas. Le 23 novembre est une date fatidique pour la ville texane. Dès le lendemain de l’assassinat du président John F. Kennedy à Dallas, le 22 novembre 1963, la ville acquiert une sinistre réputation. On la surnomme désormais « city of hate ». Le 24 novembre en fin de matinée, Jack Ruby, patron de boites de nuit et de strip-tease, gare sa voiture non loin du commissariat central de la police de Dallas. Son chien Sheba reste seul dans le véhicule. Il regarde son maitre s’éloigner. Jack Ruby pénètre dans les sous-sols du commissariat et tire à bout portant sur Lee Harvey Oswald. Une équipe de télévision présente sur les lieux filme et retransmet en direct la scène. Des millions de téléspectateur regardent en temps réel le meurtre de l’assassin de Kennedy.

 

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Assassinats de John F. Kennedy par Lee Harvey Oswald et de Lee Harvey Oswald par Jack Ruby

 

Vingt cinq ans après l’assassinat qui traumatisa une nation, en 1988, « D », un magazine de Dallas pose encore la question : « Did Dallas kill Kennedy? ». Dallas, ville de mauvais augure ? Comme le chante Michel Salva dans la chanson de générique de la version française de Dallas :

Dallas ton univers impitoyable
Dallas glorifie la loi du plus fort
Dallas et sous ton soleil implacable
Dallas tu ne redoutes que la mort

Dallas patrie du dollar du pétrole
Dallas tu ne connais pas la pitié
Dallas le revolver est ton idole
Dallas tu te raccroches à ton passé

Dallas malheur à celui qui n’a pas compris
Dallas un jour il y perdra la vie
Dallas ton univers impitoyable
Dallas glorifie la loi du plus fort

Quelques années après la fin de Dallas, en 1995, Larry Hagman retrouve son personnage de businessman requin, non plus sous les traits de John Ross Ewing mais de Jack Jones, un sinistre milliardaire texan prêt à financer la campagne de Richard Nixon. Dans Nixon, mis en scène par Oliver Stone, Jack Jones et ses acolytes laissent entendre au candidat républicain que Kennedy ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. La scène a lieu le 21 novembre 1963, vingt-quatre heures avant la venue du président démocrate à Dallas.

Annonçant le décès de l’acteur, le New York Times titre : « Larry Hagman, ‘Dallas’ Villain With Sinister Smile, Dies at 81 » (le méchant au sourire sinistre) et qualifie son personnage de « most beloved villains » (le plus aimé des méchants). Le personnage peut-il survivre à la mort de son acteur ? Qui d’autre que Larry Hagman pourrait interpréter J.R. ? Le fantôme du personnage va-t-il errer de nuit en quête de son acteur disparu, dans les limbes des décors, l’immensité et le froid des vastes studios de tournage ? Que faire d’un personnage dont l’acteur est mort si ce n’est de le faire disparaitre à son tour. Les scénaristes ont réponse à tout. La mort de J.R. sera jouée sur le mode du remake. Retour dans le passé, de 2012 à 1980.

Le 21 mars 1980, est diffusé le dernier épisode de la 3ème saison de Dallas, intitulé « A House Divided ». Intérieur nuit, J.R. est seul à son bureau. Il reçoit un coup de fil anonyme mais on raccroche. L’épisode touche à sa fin. Ultimes secondes de fin de saison. En camera subjective, une présence inhospitalière se faufile dans l’obscurité. Le suspense croît. Les accords de violon s’intensifient. J.R. entend une porte s’ouvrir. Who’s there ? demande-t-il. Qui est là ? Le suspense est à son comble. Quand tout à coup, deux coups de feu éclatent. J.R. touché, s’écroule. Générique de fin. « Who shot J.R.? ». Mystère.

 

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No More Mister Nice Guy, saison 4 – épisode 1, novembre 1980
Époussetant le bureau du magnat du pétrole, une femme de ménage découvre le corps inanimé de J.R.

« Who shot J.R? ». La question est désormais sur toutes les lèvres. Quelques mois plus tard, en vacances en Angleterre, Larry Hagman rencontre la Reine Mère Elisabeth, fan bien connue de la série télévisée. Un échange s’ensuit entre le texan et la Windsor.

La Reine Mère :
– Je ne vais pas vous demander qui vous a tiré dessus ?

Larry Hagman :
– Je ne pourrais vous répondre, ni même à vous, votre Majesté.

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Larry Hagman, sa mère Mary Martin, Bruce Forsyth et la la Reine Mère Elisabeth à Londres, 1980

 

Alors que la troisième saison de Dallas s’achève sur cet insoutenable secret, débute la campagne à l’élection présidentielle américaine entre Jimmy Carter et Ronald Reagan. Gouverneur de Californie de 1967 à 1975, Reagan a quitté les écrans de cinéma en 1964 dans un chef d’œuvre de film noir en couleur mis en scène par Don Siegel intitulé « The Killers ». A la fin du film, Charlie Strom, un tueur à gages, interprété par Lee Marvin, assassine son collègue gangster Jack Browning, interprété par celui qui, seize ans plus tard, deviendra le 40ème président des États-Unis.

 

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The Killers – Don Siegel, 1964

 

« Who shot J.R.? ». Durant la campagne présidentielle, les républicains distribuent par milliers des pin’s officiels ornés de la phrase : « A Democrat shot J.R. ». L’affaire enflamme le monde des parieurs. Les bookmakers croulent sous les demandes. Mais qui veut la peau de J.R. ? Les sommes investies explosent. Jimmy Carter plaisante publiquement au sujet de l’affaire en affirmant qu’il n’aurait aucun problème à financer sa campagne s’il connaissait l’identité du meurtrier.

 

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Mais trêve de plaisanterie : quatre ans plus tôt, en 1976, lors de la précédente élection présidentielle, Carter alors candidat, promit s’il était élu de lever le secret défense concernant… les ovnis et de rendre public toute information relative aux observations de soucoupes volantes et de possibles extraterrestres. Le site internet de la très sérieuse CIA dont le slogan n’est autre que : « The Work of a Nation. The Center of Intelligence », nous rappelle d’ailleurs que les deux présidents affirmèrent par le passé avoir vu des ovnis.

Reagan remporte l’élection présidentielle le 4 novembre. Le 21 novembre, la réponse à la question « Who shot J.R.? » est enfin donnée. CBS divulgue le secret. « Who Done it? » – tel est le titre de l’épisode – bat tous les records d’audience, regardé par 76% des téléspectateurs. L’origine mystérieuse des coups de feu qui ont manqué de plonger le tycoon du pétrole dans l’au-delà est dévoilée. La nation peut enfin respirer. J.R. est vivant, sous perfusion, soigné au Dallas Memorial Hospital.

Mais quelques mois plus tard, en mars 1981, au 69ème jour de son mandat, Ronald Reagan, à son tour, subit une tentative d’assassinat. En moins de deux secondes, six coups de feu sont tirés. Tous ratent leur cible mais une dernière balle ricoche sur la carrosserie blindée de la limousine présidentielle et perfore le poumon du président. « Who shot Ronald Reagan? ». Le criminel est jugé non coupable et irresponsable de ses actes pour raisons psychiatriques.

« Who shot R.R ? ». Le déséquilibré rêvait d’attirer l’attention et d’impressionner l’actrice Jodie Foster. Victime d’érotomanie clinique, il est persuadé que la star hollywoodienne, alors âgée de dix-neuf ans, est folle amoureuse de lui. Jodie Foster est devenue l’objet de toutes ses obsessions depuis qu’il l’a découverte dans Taxi Driver de Martin Scorsese où le chauffeur de taxi Travis Brickle interprété par Robert de Niro tente d’assassiner… un sénateur en campagne pour l’élection présidentielle. On ne sort de la fiction, ni indemne, ni atteint. On ne peut en sortir. Et tous les chemins mènent à Hollywood.

 

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Cameramen et services secrets en alerte lors de la tentative d’assassinat de Ronald Reagan

 

« Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. » Ainsi débute Le 18 brumaire de Louis Bonaparte de Karl Marx (1851). Quelques semaines après le décès de Larry Hagman, l’auteure-productrice de Dallas, Cynthia Cidre, aurait pu faire sienne cette phrase liminaire.

 

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Portrait de Karl Marx – John Mayall (1875) / Napoléon (inversé) – Hippolyte Delaroche (1845)

 

En écho au fameux « Who shot J.R? », Cynthia révèle qu’il serait impossible de faire disparaître J.R. comme si de rien n’était, comme s’il était mort de cause naturelle. « J.R. était un personnage si délicieux, une telle icône, que nous ne pouvions le faire mourir de manière naturelle : WE COULDN’T JUST KILL HIM BY NATURAL CIRCUMSTANCES.

Et de poursuivre : « Voir J.R. mourir de causes naturelles aurait été complètement inapproprié. Pas seulement pour le personnage mais également pour Larry Hagman. »

J.R. sera finalement assassiné en 2013 comme il faillit l’être en 1980. Ses funérailles se dérouleront au 8e épisode de la deuxième saison, sobrement intitulé : J.R.’s Masterpiece. Ainsi la mort du personnage interviendra dans Dallas après que l’acteur ne décède au Medical City Dallas Hospital, situé dans la ville de…

En hommage à la diabolique cruauté et cupidité du personnage, voici par ordre alphabétique la liste des épisodes de Dallas, l’original, diffusé pendant 14 saisons, de 1978 à 1991. Oscillant entre titres de films noirs, de westerns et de mélodrames, Dallas présente le visage d’un soap on ne peut plus abrasif. On remarquera, à la lettre B la présence récurrente des titres à base de Barbecue. Quant au premier titre, il ne laisse pas de doute sur l’étrange collusion entre le personnage et l’acteur, la fiction et le réel, Dallas la série et Dallas la ville.

A Death In the Family – A Ewing Is a Ewing – A House Divided – A Tale of Two Cities -Acceptance – Act of Love – Adoption – After Midnight – After the Fall: Ewing Rise – Aftermath – And Away We Go ! – And the Winner Is… – Anniversary – Anniversary Waltz – April In Paris – April Showers – Bail Out – Bar-B-Que – Barbecue Two – Barbecue Three – Barbecue Four – Barbecue Five – Bar-B-Cued – Battle Lines – Bedtime Stories – Bells Are Ringing – Billion Dollar Question – Black Market Baby – Black Tide – Blackmail – Blame It on Bogota – Blast from the Past – Blocked – Blow Up – Brother, Can You Spare a Child? – Brotherly Love – Brothers and Sister – Brothers and Sons – Bypass – Call Girl – Cally On a Hot Tin Roof – Caribbean Connexion – Carrousel – Cat and Mouse – Changing of the Guard – Charade – Charlie – Check and Mate – Close Encounters – Comings and Goings – Conundrum – Counter Attack – County Girl – Crash of ’83 – Crime Story – Cry Me a River of Oil – Cuba Libre – Curiosity Killed the Cat – Daddy’s Dearest – Daddy’s Little Darlin’ – Dead Ends – Dead Reckoning – Dear Hearts and Gentle People – Deception – Deeds and Misdeeds – Déjà Vu – Deliverance – Denial – Designing Women – Digger Redux – Digger’s Daughter – Dire Straits – Divorce, Ewing Style – Do You Take This Woman ? – Double Wedding – Election – Ellie Saves the Day – En Passant – End Game – End of the road – Enigma – Ewing Inferno – Ewing vs. Ewing – Ewing-Gate – Executive wife – Eye of the Beholder – Fall of the House of Ewing – Fallen Idol – Family – Family Plot – Farewell, My Lovely – Farlow’s Follies – Fathers and Other Strangers – Fathers and Sons and Fathers and Sons – Five Dollars a Barrel – Fools Rush In – For Love or Money  – Fringe Benefits – Full circle – Gone with the Wind – Gone, But Not Forgotten – Goodbye, Cliff Barnes – Goodbye, Farewell and Amen – He-e-ere’s Papa ! – Head of the Family – Heart and Soul – Hell Hath No Fury – Hell’s Fury – Hello-Goodbye-Hello – High Noon For Calhoun – Hit and Run – Home Again – Homecoming – Hush, Hush, Sweet Jessie – Hustling – I Dream of Jeannie – If at First You Don’t Succeed – It’s Me Again – J.R’s Rising – Jamie – Jenna’s ReturnvJessica Redux – Jock’s Will – Jock’s Trial – John Ewing III – Judgement Day – Julie’s Return – Just Deserts – Ka-booooom! – Kidnapped – Killer at Large – Last of the Good Guys – Last Tango in Dallas – Legacy – Legacy of Hate – Lessons – Little boy lost – Lock, Stock and Jock – Lockup in Laredo – Love and Marriage – Love Stories – Lover, Come back – Lovers and Other Liars – Making of a Président – Malice in Dallas – Mama Dearest – Mark of Cain – Marriage on the Rocks – Masquerade – Mastectomy – Missing – Missing Heir – Mission to Moscow – Morning After – Mother of the Year – Mothers – Mummy’s Revenge – My Brother’s Keeper – My Father, My Son – Never Say Never – New Beginnings – Night Visitor – Nightmare – No Greater Love – No More Mister Nice Guy – Nothing’s Ever Perfect – Odd Man Out – Offshore Crude – Oil Baron’s Ball III – Old Acquaintance – Olio – Once and Future King – One Last Kiss – Out of the Frying Pan – Overture – Paradise Lost – Pari Per Sue – Past Imperfect – Paternity Suit – Penultimate – Peter’s Principles – Phantom of the Oil Rig – Pillow Talk – Post Nuptial – Power Play – Pride and Prejudice – Proof Positive – Quandary – Ray’s Trial – Real Life – Requiem – Resurrection – Return Engagements – Return to Camelot – Reunion – Revenge of the Nerd – Road Work – Rock Bottom – Rodeo – Royal Marriage – Runaway – Ruthless People – Sail On – Saving Grace – Second Thoughts – Secrets – Sentences – Serendipity – Sex, Lies and Videotape – Shadow Games – Shadow of Doubt – Shadows – Shattered Dreams – Showdown at San Angelo – Showdown at the Ewing Corral – Sins of the Fathers – « S » Is For Seduction – Sitting Ducks – Smooth Operator – So Shall Ye Reap – Some Do… Some Don’t – Some Good, Some Bad – Some Leave, Some Get Carried Away – Something Old, Something New – Spy in the House – Start the Revolution with Me – Starting Over – Strange Alliance – Sue Ellen’s Choice – Sue Ellen’s Sister – Suffer the Little Children – Sunrise, Sunset – Survival – Swan Song – Tangled Web – Taste of Success  – Terminus – Terms of Estrangement – Territorial Imperative – The Best Laid Plans – The Big Ball – The Big Shut Down – The Brothers Ewing – The Buck Stops Here – The Call of the Wild – The Crucible – The Dark at the End of the Tunnel – The Deadly Game – The Decline and Fall of the Ewing Empire – The Dove Hunt – The Ewing Blues – The Ewing Connexion – The Ewing Touch – The Fabulous Ewing Boys – The Family Ewing – The Fat Lady Singeth – The Fire Next Time – The Fourth Son – The Gathering Storm – The Great Texas Waltz – The Heiress – The Investigation – The Kristin Affair – The Lady Vanishes – The Leopard’s Spots – The Letter – The Long Goodbye – The lost child – The Maelstrom – The Missing Link – The New Mrs. Ewing – The Odessa File – The Oil Barons’ Ball – The Outsiders – The Phoenix – The prize – The Prodigal – The prodigal mother – The Quality of Mercy – The Quest – The Reckoning – The Red File – The Road Back – The Search – The Second Time Around – The Serpent’s Tooth – The Silent Killer – The Smiling Cobra – The Son Also Rises – The Sound of Money – The Southfork Wedding Jinx – The Split – The Sting – The Sweet Smell of Revenge – The Switch – The Ten Percent Solution – The Two Mrs. Ewings – The Unexpected – The Venezuelan Connexion – The Verdict – The Way We Were – The Wedding – The Wheeler Dealer – The Wind of Change – Things Ain’t Goin’ Too Good at Southfork – Things Ain’t Goin’ to Good at Southfork, Again – Those Darned Ewings – Those Eyes – Three Hundred – Three, Three, Three – Thrice in a Lifetime – Tick, Tock – To Catch a Sly – To Have and to Hold – Top Gun – Tough Love – Trial & Error – Triangle – Trompe l’œil – Trouble at Ewing 23 – True Confessions – Tunnel of Love – Turning Point – Twelve Mile Limit – Twenty Four Hours – Two-Fifty – Unchain My Heart – Vengeance – War and Love and the Whole Damned Thing – War and Peace – Waterloo at Southfork – Wedding Bell Blues – Whatever Happened to Baby John ? – When the Bough Breaks – When the Wind Blows – Where Is Poppa? – Where There’s a Will – Who Done It ? – Who’s Who at the Oil Baron’s Ball ? – Will Power – Win Some, Lose Some – Winds of Vengeance – Winds of War – Yellow Brick Road – 90265

Texte © Alessandro Mercuri – Illustration © DR
Pour lire les autres textes publiés sur D-Fiction du workshop “ParisLike Again”, c’est ici.

Alessandro Mercuri est l’auteur d’essais littéraires, croisant théorie et fiction : Kafka-Cola, sans pitié ni sucre ajouté et Peeping Tom (Léo Scheer 2008 et 2011) ainsi que d’un récit, Le Dossier Alvin (éditions art&fiction, 2014). Son workshop « ParisLikeAgain » reprend des articles publiés (entre autres) dans ParisLike, revue numérique de création bilingue, consacrée aux nouvelles pratiques artistiques, littéraires, intellectuelles et scientifiques.

 

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