Du roman comme investigation : question de forme

 

1 – La Toile est partie d’un constat ; celui de l’hégémonie d’un medium : le web. Désormais – c’est planétaire – on utilise réseaux sociaux pour « prendre langue », des informations nous arrivent en masse via différentes plateformes numériques, on (se) cherche, on apprend, on se perd, on pense en ligne. Or, McLuhan y a suffisamment insisté : « le medium, c’est le message », et les media numériques reposent sur une technologie coûteuse, conçue selon des objectifs qui justifient l’investissement. Au commencement de ce livre, il y a le désir de découvrir lesquels, de saisir de quel message nous sommes porteurs lorsque nous employons des outils de communication dont nous oublions qu’ils ne sont pas neutres. J’ai voulu trouver une forme littéraire qui puisse interroger la forme, numérique, de nos discours et de nos pratiques.

Le langage littéraire face au langage numérique, ce sont deux contraintes qui s’opposent. Celle, technologique, économique et politique, qu’imposent des plateformes conçues pour susciter une excitation continue et en tirer profit ; celle du roman, contrainte formelle qui s’ancre dans un passé, qui poursuit un travail d’élaboration multicentenaire. J’ai choisi d’approcher la question par les réseaux sociaux. De fait, s’ils permettent un retour de l’écrit et de la forme brève, propre au paradoxe, à l’antithèse et au renversement – autant de bonnes nouvelles stylistiques – cependant, dans la version numérique, la forme brève est définie par un programme, pour être instantanée, pratiquée dans un groupe qui la rejette ou la valide sur le champ. Elle vise à susciter l’adhésion et adhère elle-même à l’immédiateté. La majorité des supports d’expression sur le web, obéissent à ce paradigme de réactivité, ils sont pensés selon un impératif de capture de l’attention. Bien entendu, la narration romanesque implique également une capture de l’attention, seulement, elle obéit à une autre temporalité et son objectif est de produire une symbolisation, une distance. Elle est extraite du flux, la clôture du livre la place « loin du monde et du bruit », à l’extérieur de ce numérique qui sous-tend presque toutes nos actions, quand bien même, et surtout si, le monde et son bruit s’y trouvent représentés, travaillés par une grammaire propre à un auteur et articulée à un réservoir de formes littéraires.

S’affrontent donc un régime de présentation et un régime de représentation. Dans mon roman, j’ai voulu faire jouer ces deux logiques antagonistes : en réinvestissant les codes du roman épistolaire, son langage formel, j’ai cherché à mettre au jour le code (au sens de langage informatique) qui conduit nos conduites, pour reprendre la définition foucaldienne du pouvoir. Mon espoir était que dans le jeu produit, le lecteur et moi, nous puissions nous décoller de nos usages, suffisamment, en tout cas, pour envisager les conditions d’une émancipation.

2 – La Toile est un roman épistolaire: on y progresse selon les échanges qui se font sur le web entre huit personnages et leurs contacts de réseaux sociaux, rassemblés autour de LineUp, une start-up très courue d’art numérique, qui fonctionne comme mise en abîme a contrario de ce que mon roman cherche à faire. En effet, le prestige de cette entreprise est ambigu. Au principe des créations LineUp est toujours l’intégration des réactions du public dans les œuvres, qui toutes plongent les visiteurs – sans ménagements – dans une reproduction in vivo du champ de forces du réseau. Ces performances LineUp se réclament d’une visée politique ; les spectateurs embarqués pour de « vrai », dans leur corps (notions équivoques dès lors que l’on parle du virtuel), doivent théoriquement prendre conscience des logiques qui les tiennent lorsqu’ils utilisent des machines numériques. La réalité est plus nuancée. LineUp est à l’image des ambiguïtés d’internet : à mi-chemin entre laboratoire néolibéral sans entraves (ce qu’internet est devenu) et communauté autogérée (ce que fut internet des débuts). Ses directeurs : Agathe Denner et Guillaume Thévenin, prescripteurs des usages mondains alliant l’entreprenariat au hacking, l’art de la manipulation managériale à une activité de piratage visant à briser les monopoles, sont pour beaucoup dans cette ambivalence. Les six autres personnages entrent irrésistiblement dans leur maillage relationnel et se trouvent enrôlés, toujours plus qu’ils ne pensent, dans des mécaniques qui les dépassent.

C’est du moins ainsi que s’engage le roman ; au début, donc, le personnel romanesque confronté à Denner et Thévenin subit le même traitement que le public des œuvres dans la diégèse: intentions, désirs et aptitudes de qui entre dans le réseau d’D et T sont capturés et exploités à des fins personnelles par ceux qui maîtrisent la technologie numérique.

3 – Si j’ai imaginé ce point de départ, c’est parce que nos usages d’internet, à les observer en s’en extrayant temporairement, ont tout de symptômes collectifs d’une pathologie encore peu déchiffrée. Que dire de l’extrême écart entre la mise à disposition de connaissances et la circulation ininterrompue de contenus nuls ? Que penser de l’étrangeté du nouvel agencement social qui s’observe sur les réseaux, où la codification extrême d’échanges lapidaires, comme dans les salons du Grand siècle, cohabite avec l’expression sans orthographe du narcissisme le plus déboutonné, des opinions les moins partageables, en un mot, avec tout ce que La Rochefoucault, justement, démontait implacablement dans ses aphorismes ? Comment comprendre enfin que partout, tout le temps, s’impose l’urgence d’en être, d’intervenir, de rester dans le flux, de compulsivement tripoter claviers et écrans qui n’apportent pourtant qu’un vide douloureux et la nécessité de recommencer ?

Si l’on résume : une attitude collective incompréhensible, mobilisant un haut niveau de pulsionnalité et s’autorisant d’une morale peu claire. On peut presque dire que je me suis donc demandé, à l’instar de Freud à propos des névrosés dans Introduction à la psychanalyse: « Par quels motifs et par quelles voies peut-on avoir une attitude aussi désavantageuse à l’égard de la vie ? » Vous connaissez son protocole d’enquête ; la littérature m’offrait d’autres moyens d’investigation.

4 – La question du roman épistolaire (j’entends par là plus spécifiquement La Nouvelle Héloïse, Les Lettres persanes, Les Liaisons dangereuses) est celle de cette triangulation conflictuelle : dans les échanges croisés, on se demande comment s’articulent morale, désir et ordre social. Chez Rousseau la tension se résout en renoncement ; Saint-Preux doit perdre Julie, au profit d’une communauté idéale, que Rousseau appellerait vertueuse; chez Montesquieu la technique du regard persan permet de défaire le régime d’évidence sur lequel repose la société française de son temps, mais cet apprentissage ne modifie en rien l’autocratie qu’Usbek fait régner dans son Harem d’Ispahan ; chez Laclos, les libertins, experts en maniement des codes sociaux, révèlent quel jeu de dupe est la société et à quelle hypocrisie se réduit la morale dominante. Le décentrement de voix que permet la forme épistolaire, où la narration se fait dans l’intrication de points de vue incomplets, est toujours l’occasion de nous décoller de pratiques sociales banalisées, incorporées comme « normales ». Dans les romans épistolaires, la violence que les contraintes sociales font aux individus est au cœur du problème, et sa légitimité est interrogée in fine. Saint-Preux souffre, Roxane se suicide, Valmont et Merteuil s’autodétruisent après avoir détruit tout le monde.

5 – Si on reprend à présent la question de Freud : « Par quels motifs et par quelles voies peut-on avoir une attitude aussi désavantageuse à l’égard de la vie ? », bien sûr, le « motif » c’est la jouissance, juste assez irritante, jamais au point, semble-t-il, de nous faire sortir du jeu. C’est le pourquoi du choix préférentiel, parmi les trois romans épistolaires que j’ai cités, des Liaisons dangereuses. Le génie formel de Laclos, l’emballement irrésistible où nous plongent les manipulations de Valmont et Merteuil, le dosage du caché et montré, et, bien entendu, le collectif envisagé par le sexuel, m’ont amenée à m’inscrire plus spécifiquement les traces de ce roman. C’est explicite dans mon livre, du reste, Gallimard l’a écrit sur le bandeau.

Des contraintes de l’épistolaire et de la réécriture de ce roman particulier, j’ai aussi tiré un outil pour amorcer un regard critique sur les manipulations racontées. En réarmant la contrainte de la vraie-fausse préface, j’ai voulu placer le lecteur, non plus seulement en position de voyeur mais également d’observateur averti. Je l’évoquais en introduction : la représentation nous offre le pas de côté qui nous manque dans notre rapport quotidien aux écrans. J’ai écrit une préface du rédacteur qui fasse entrer dans les coulisses politiques du technologique ; une vraie fausse préface qui pose précisément la question du duel entre le livre et le numérique : celui qui prend la parole est un diplômé précarisé, embauché via Mechanichal Turk, le comparateur de travailleurs, pour agencer des données épistolaires.

6 – Ici on rejoint la question des « voies » que cherchait Freud : la vraie/fausse préface est là pour les indiquer, et le dispositif de La Toile pour les problématiser. Dans le roman, tout se passe dans des échanges de messages, de publications, de liens hypertextes qui se font sur trois plateformes de discussion différentes : les mails, le réseau social Medium et sa messagerie, et Jabber, un protocole de discussion chiffré. La différence entre ces trois moyens de communication, outre le ton et le laconisme spécifiques aux deux derniers, tandis que les mails ne nous privent ni de la longueur ni, a priori, de la tonalité d’une lettre, tient à la publicité du message qu’on y émet, du message qu’on y reçoit : de personne à personne sur la messagerie chiffrée, de personne à personne avec collecte des données privées sur le mail, de personne à groupe de contacts, toute publication devenant aussitôt propriétés du réseau social, sur Medium.

Les trois espaces impliquent différents niveaux de publicité, c’est-à-dire de pouvoir donné ou refusé. Or, les mails et réseaux sociaux sont largement dominants dans nos usages, le lieu de l’enchaînement à la libido collective fabriquée pour notre dépossession est celui qui l’emporte sans partage sur la messagerie chiffrée. Par le biais de ces messageries ouvertes aux vents se font sans douleur des consentements. Qui se sait observé s’auto-censure, qui, n’utilisant pas de tunnel sur ses machines, est toujours localisé, se fait une habitude de cela, qui accepte la collecte des données consent par là au profilage qui décidera ensuite de ses désirs à venir. Tant de pouvoir sur soi donné à ceux qui conçoivent les plateformes, qui maîtrisent les enjeux technologiques, cela laisse rêveur. De là, la réactivation des deux personnages tout puissants de Laclos, presque des dieux descendus de l’Olympe, comme le disait Malraux à leur propos, puisque tout le monde consent à jouer leur jeu pervers. On peut y ajouter le versant économique, car ce jeu, ils le mènent pour leur plus grand profit : ils règnent sur le Paris de l’art contemporain, ils gagnent beaucoup d’argent. De même, nous nous adonnons à la jouissance du réseau, nous laissons notre loisir devenir une source de profit pour ceux qui savent le capturer, et nos vies privées être peu à peu colonisées par une marchandisation. Le travail envahit le loisir : les chauffeurs über n’ont que la liberté, littéralement, de travailler tout le temps, les forum de fans sont utilisés pour savoir quel produit concevoir, les jeux en lignes par l’armée américaine pour améliorer les tirs des drones, les sites de rencontre, enfin, alignent le rapport amoureux sur le modèle du supermarché.

On parle ici de l’entrée d’une norme et d’un pouvoir dans les corps, de ce que Foucault appelait une gouvernementalité ; la mise en place de cadres à nos actions qui, sans user d’une méthode autoritaire, nous fait consentir à nous laisser conduire. Nathan Naccache évoquait l’axiologie du nombre de likes. Il me semble qu’elle fait partie de cette rationalité peu à peu étendue à toutes les sphères de l’existence : elle engage une définition de soi selon le principe benthamien de la mesure quantifiable. De notre valeur, décident le nombre de likes ou de viewers ; chacun s’emploie à augmenter sa cote narcissique, croit-il, ne renforçant ainsi que le maillage de la rationalité marchande qui le réduit à un consommateur dénué de pouvoir politique.

7 – Reste pourtant la troisième plateforme ; celle qui est chiffrée, « loin du monde et du bruit ». Cette plateforme chiffrée a trouvé pour moi son écho épistolaire dans les lettres philosophiques d’Épicure et de Sénèque. Dans ce dialogue privilégié, puisqu’ils s’adressent à Lucilius et à Ménécée, à vocation exemplaire, puisqu’ils y voient un moyen de répandre leur sagesse pratique de proche en proche, ils cherchent à « s’extraire du bouillonnement mondain », selon les termes de Sénèque. Ils proposent un exercice spirituel pour ce faire, et c’est aussi ce que j’ai essayé de construire avec ce roman, non seulement en nouant les solutions proposées par Sénèque et Épicure à celles des personnages, mais en mettant en regard les trajectoires divergentes de ces derniers. Si, dans La Toile, la juriste échoue, les développeurs la remplacent ; et du 11e arrondissement où triomphe le web néolibéral, on passe à l’occupation de la place Taksim, une occupation qui repose sur la subversion des moyens de communication hégémoniques et sur l’utilisation du chiffrement.

Pour Sénèque et Épicure, la grande question est bien de trouver des maximes à une « vie heureuse », qu’ils comprennent avant tout comme une vie débarrassée des excitations superflues. Nous connaissons tous la balance des plaisirs et des peines d’Épicure qui propose d’écarter les plaisirs trop coûteux, au nom d’une temporalité qui prévoit les effets. On rejoint ici la différence de balance narcissique entre les réseaux et le livre.

La représentation de cette force qui nous traverse jusqu’à nous jeter les uns contre les autres vise pour moi à réarmer la capacité de distinction à laquelle font appel les deux philosophes. La Toile se termine en Turquie, en mai juin 2013, lorsque le « Consommez, travaillez, priez » du premier ministre Erdogan, n’est plus accepté par les stambouliotes. Un soir de la fin mai, Erdogan envoie en douce des bulldozers pour arracher les trois derniers arbres de la ville. L’existence d’un lieu de loisir « inutile », c’est à dire non profitable, s’opposait à la politique de marchandisation et de moralisation qu’il travaillait à inscrire dans les usages et les lieux depuis plus de dix ans. Ces trois arbres, il voulait les remplacer par un mall, et les habitants y opposent leur corps, ce jour où Erdogan passe outre le procès qui lui est intenté par les riverains opposés à sa « décision ». Sur la place, un Nous se rassemble, un nous qui refuse d’être plus longtemps écarté des décisions qui font sa cité et qui se saisit du numérique pour s’organiser en communauté de résistance. La diégèse converge vers ce point, ce qui s’y raconte, c’est comment un langage peut s’utiliser comme une résistance politique.

On retombe ici sur une des caractéristiques de la narration épistolaire : l’enchevêtrement de points de vue partiels sur une même situation. Si cela permet de mettre en évidence les manipulations, elle permet aussi de conjuguer les énergies, de les opposer, de faire surgir et évoluer des rapports de force. Ainsi, chacun des personnages a une façon d’entrer dans la toile et une façon d’en sortir, dans leurs différences s’ouvre l’imaginaire. Le personnage qui nous fait pénétrer dans la nébuleuse LineUp est celui d’une juriste, ce n’est pas par hasard, elle cherche quel peut être le nouveau langage du droit. Le droit est impuissant aujourd’hui à limiter les abus que j’évoquais plus haut ; la technologie, le marché et les usages des sociétés étant alignés, le droit court derrière et ne parvient pas à repenser les cadres. Cette juriste, dans le roman, n’échappe pas à l’engrenage préparé par les deux chefs d’entreprise manipulateurs, mais d’autres positions changent. Ainsi, les deux développeurs – qui sont démarqués de Danceny et Volanges dans Les Liaisons dangereuses -, apprennent peu à peu le sens politique d’une maîtrise du code. Là où le droit piétine, la technique mise au service de la limitation du visible, du possédable et du dicible apporte avec elle la question de l’engagement des corps.

8 – Comment travailler la question de l’offre pulsionnelle illimitée dans la forme même du texte ? Aux combinaisons sexuelles sur lesquelles débouche la contagion de désir propre aux réseaux et visible dans les mélanges de fils de discussion, j’ai ajouté la trajectoire d’un personnage élégiaque, Ian Cole, qui est peut-être une des clefs du roman. L’élégie est une forme de discours amoureux centrée sur la plainte. Dans Les Liaisons dangereuses elle est l’apanage des naïfs, chez Rousseau elle est l’apanage des vertueux. Elle est en tout cas au cœur du dispositif épistolaire. Elle exprime une demande jamais satisfaite, la souffrance du manque, et elle me semblait le pendant nécessaire à la saturation produite par le web. Ian Cole manque et appelle l’autre, en complet décalage avec le reste des protagonistes, et porte avec lui le palimpseste du dire amoureux. L’élégie a une longue tradition, et Ian Cole, d’abord échevelé dans l’expression de son amour non partagé, la découvre peu à peu, s’en empare pour que sa plainte se construise au lieu de le défaire. Des sonnets de Shakespeare aux poèmes de Catulle, il remonte le temps, il apprend la combinatoire, les postures, le symbolique enfin, qu’engage le jeu amoureux. Or, l’élégie romaine, ce n’était pas un cri du cœur fondé sur des données biographiques ; c’était un positionnement politique, la revendication d’une conception non militaire et non consensuelle de sa place dans la cité. Parallèles, donc, sont les trajectoires des développeurs apprenant les usages politiques du code soit disant neutre, et celle de l’amoureux insatisfait, qui apprend peu à peu à formuler l’objet de son insatisfaction.

La Toile pose donc une question inverse de celle des Liaisons, qui organise le surgissement des manigances et arrangements de coulisses, celle de la réintroduction du secret et de la possibilité d’un entre-les-corps (ainsi Hannah Arendt définit-elle le politique) qui sorte du cadre que le numérique, entre autres techniques, construit pour eux ; pour leur désunion et leur agitation habilement exploitée. Et je crois que le roman, comme l’éphémère résistance des corps rassemblés sur une place, comme les lettres envoyées à un disciple et des siècles plus tard étudiées par toutes les classes de terminale, conserve sa capacité à ouvrir l’imaginaire et un espace de pensée ; à permettre une réappropriation des conditions de l’expression, donc du politique.

Texte & Photographies © Sandra Lucbert
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2 Réponses
  1. Marshall McLuhan n’a pas écrit le médium c’est le message mais le contraire, le message c’est le médium (the message is the medium)

    • Certes, Monsieur Ostende, mais vous savez très bien que nous vivons, pour paraphraser Jean Baudrillard, dans « un monde viral et métaleptique »… Syntagme disloqué à droite ou disloqué à gauche, peu importe somme toute…

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