Après des études en ethnolinguistique et en ethnologie culinaire, notamment sur l’Hara Hachi Bu, Isabelle Rozenbaum, née à Paris, fait le tour du monde afin de réaliser une importante série photographique sur les rituels alimentaires du quotidien. Elle continue de voyager en réalité augmentée, grâce à la réalité virtuelle, vers des pays plus vrais que nature et qui esquisse déjà l’avenir du divertissement, des réseaux sociaux et de l’évolution cybernétique tout en étudiant l’impact prépondérant de l’industrie agroalimentaire sur son existence. Depuis qu’elle se connecte en réalité virtuelle, elle reçoit des visions de son rat d’enfance. Influencée par l’œuvre d’Allan Sekula et par son enseignement au California Institute of the Arts, elle fait rapidement partie des artistes qui collaborent au Massachusetts Institute of Technology pour accompagner le phénomène du cyberbullying tout en refusant catégoriquement de réaliser des vidéos de storytelling sur le sujet car, pour elle, l’image doit produire du langage et faire sens. Elle se réinvente constamment n’ayant pas vraiment le choix. Elle a collaboré avec la galerie PACE de New York sur le projet « Futurecity » afin d’explorer un monde où l’échange de disciplines devient la norme des nouveaux makers. Toutefois, elle préfère créer seule, et approfondir le monde onirique dans ses œuvres photographiques et vidéo comme territoire innovant de l’image et de la conscience à travers la mise en scène de son propre corps en tant que « matériau universel » : « Sleeping Works ». Ce work in progress, présent dans de nombreuses collections privées et publiques de renommée internationale, est constitué de rêves-fictions reliés à une interface secrète connectée à la noosphère et propose des options métaphysiques loin des espaces contrôlés comme nouvelle manière de voyager à travers les différentes dimensions spatio-temporelles.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Rozenbaum

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