Krafwerk, vers un nouvel âge de la coopération

En revues // 21 juin 2013

En France, la question du logement est plus que jamais circonscrite par le traumatisme associé aux grands ensembles collectifs d’habitation et par l’impasse écologique et sociale à laquelle conduit la maison individuelle. Les réglementations tatillonnes, les budgets limités et la déqualification des entreprises de construction rendent par ailleurs difficiles les innovations. Faut-il alors désespérer de l’architecture du logement ? Certainement pas, et c’est de Suisse voisine que vient peut-être l’une des initiatives les plus stimulantes. VALÉRY DIDELON dans le cadre des correspondances de la revue CRITICAT.

« Si les femmes faisaient les maisons… », la croisade de Paulette Bernège

En revues // 14 décembre 2012

Au nom des dix millions de ménagères françaises, Paulette Bernège réclamait l’aménagement de logements fonctionnels, confortables et modernes, capables de mettre fin à l’asservissement séculaire des femmes aux besognes domestiques. MARIE-JEANNE DUMONT dans le cadre des correspondances de la revue CRITICAT.

L’animal chaud

En revues // 7 novembre 2012

« Un animal chaud, une bête vivante venait de sortir de sa cage à reflet unique, je le voyais évoluer avec la stupeur lente et farouche que donne la liberté à peine reconquise… » : CÉCILE MAINARDI dans le cadre des correspondances de la revue VACARME.

L’utopie médicale de la réanimation des corps (XIXe-XXIe siècles)

En revues // 1 novembre 2012

Les utopies semblent tracer les asymptotes des mouvements « optimistes » de l’histoire. Elles témoignent souvent de tentatives de réaliser des espérances bâties sur les fondations encore chancelantes de « nouveaux mondes » rêvés par des acteurs optimistes et volontaires. Il en va souvent ainsi dans le domaine des savoirs scientifiques et médicaux comme nous l’expliquent VINCENT BARRAS & FRANCESCO PANESE dans cet article publié par la revue MOUVEMENTS.

Nos ruines

En revues // 28 août 2012

Cataclysmes de films hollywoodiens, images de catastrophes récentes, cités industrielles désertées : la ruine est un motif de notre époque, son décor, la forme dans laquelle elle se pense et se rêve. DIANE SCOTT dans le cadre des correspondances de la revue VACARME.

La science du peuple

En revues // 21 mai 2012

L’ère néolibérale inaugurée par les années Thatcher a eu un impact brutal sur les paysages urbains du Royaume-Uni. Dans ses films hypnotiques, un réalisateur exprime sa mélancolie par de longs plans fixes accompagnés en voix off de divagations littéraires. Dans ce texte écrit il y a plus de dix ans, il médite sur la capacité de poétiser le réel comme acte de résistance à ces bouleversements. PATRICK KEILLER dans le cadre des correspondances de la revue CRITICAT.

L’inhabitable rase

En revues // 11 octobre 2011

Un ouvrage récent, produit par le Pavillon de l’Arsenal, loue l’entreprise volontariste de construction de logements sociaux et d’amélioration de l’habitat dégradé que mène tambour battant la Ville de Paris. Légitime dans ses principes, cette politique de Bertrand Delanoë, maire PS depuis dix ans, mérite cependant d’être discutée, à l’heure où ses effets architecturaux deviennent visibles dans le paysage parisien et servent de support à son propre marketing. PIERRE CHABARD dans le cadre des correspondances de la revue CRITICAT.

Metz, ville générique

En revues // 18 juin 2011

On reproche parfois aux revues et aux critiques d’architecture de ne s’intéresser qu’aux œuvres d’exception, ces bâtiments que leurs commanditaires prestigieux, la notoriété de leur auteur, leurs innovations techniques ou leur pure séduction visuelle désignent tout naturellement à l’attention parce qu’ils sortent de l’ordinaire. Ce tropisme journalistique alimenterait de fait un cercle vicieux (un bâtiment est publié parce qu’exemplaire et exemplaire parce que publié) et donnerait une vision partiale et fallacieuse de l’architecture actuelle en dédaignant les travaux plus soucieux de bons usages que de belles images, sans parler des myriades de constructions médiocres jusqu’à l’indigence, dont chacun peut éprouver au quotidien les dysfonctionnements et la laideur. FRANÇOISE FROMONOT dans le cadre des correspondances de la revue CRITICAT.