Entretien avec Jean-Joseph Goux

De mai 68 à la crise financière de septembre 2008, du phallogocentrisme au post-féminisme, de l’économie gérée à la finance folle, de l’argent matériel aux investissements volatiles, JEAN-JOSEPH GOUX tente de mettre au jour, dans cet entretien, les intrications entre économie politique (capital, monnaie, bourse des valeurs) et productions symboliques (littérature, arts plastiques) en apportant de féconds éclairages sur cette crise que nous traversons aujourd’hui. Rencontre avec un des représentants le plus méconnus mais des plus passionnants de la « French Theory ».

Entretien avec Marie-José Mondzain

MARIE-JOSÉ MONDZAIN revient sur l’origine de ses recherches sur l’image – ce qu’elle nomme plus précisément les « opérations imageantes » – et son besoin constant de ré-interroger les formes et les figures, pour défendre sans relâche la liberté du regard, la dignité des sujets et l’insoumission du jugement.

Rivières de la nuit : grains & issues

Correspondances // Making-of // Xavier Boissel // 10 octobre 2014

Alors qu’à la mi-août, l’Humanité avait déjà épuisé les ressources naturelles qu’elle peut produire en un an et que nous vivons désormais à crédit, en cette rentrée littéraire, XAVIER BOISSEL livre sur ce sujet une fable, aux confins de la science-fiction et du politique. S’inspirant de l’édification souterraine de la Réserve mondiale des semences en Arctique, il nous plonge dans un récit poétique et glaçant : RIVIÈRES DE LA NUIT (Éd. Inculte, 2014).

Esquisse d’une esthétique de l’entropie : une aventure des années 60

Correspondances // Xavier Boissel // 28 juin 2012

XAVIER BOISSEL se propose ici d’explorer les liens entre la littérature de science-fiction des années soixante – principalement celle qui s’est écrite dans les pages du magazine britannique « New Worlds » – et l’avant-garde nord-américaine de l’époque – en particulier, le Minimalisme -, à partir du concept d’entropie, puissant foyer métaphorique qui irradie les productions littéraires et plastiques de ces années-là, où ne subsiste plus qu’un « monde sans hommes ». Ce texte qui est paru au printemps dans la revue L’ART MEME est proposé, à présent, ici-même !