Notes sur la zombification des masses

Correspondances // Xavier Boissel // 18 avril 2018

Nonobstant la vulgate « je fais de l’Histoire en faisant de la littérature » (qui permet de ne faire ni l’une ni l’autre) qui a triomphé l’hiver dernier lors de la (toujours consternante) remise des prix (dits) littéraires, il existe en France une littérature qui ne confine pas à l’insignifiance et qui tente d’étreindre notre réel entropique. En témoignent les deux derniers livres d’ÉRIC ARLIX, beaux comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’un roman de JG Ballard et d’un essai de Georges Perec : Une lecture de XAVIER BOISSEL.

Rivières de la nuit : grains & issues

Correspondances // Making-of // Xavier Boissel // 10 octobre 2014

Alors qu’à la mi-août, l’Humanité avait déjà épuisé les ressources naturelles qu’elle peut produire en un an et que nous vivons désormais à crédit, en cette rentrée littéraire, XAVIER BOISSEL livre sur ce sujet une fable, aux confins de la science-fiction et du politique. S’inspirant de l’édification souterraine de la Réserve mondiale des semences en Arctique, il nous plonge dans un récit poétique et glaçant : RIVIÈRES DE LA NUIT (Éd. Inculte, 2014).

Metz, ville générique

En revues // 18 juin 2011

On reproche parfois aux revues et aux critiques d’architecture de ne s’intéresser qu’aux œuvres d’exception, ces bâtiments que leurs commanditaires prestigieux, la notoriété de leur auteur, leurs innovations techniques ou leur pure séduction visuelle désignent tout naturellement à l’attention parce qu’ils sortent de l’ordinaire. Ce tropisme journalistique alimenterait de fait un cercle vicieux (un bâtiment est publié parce qu’exemplaire et exemplaire parce que publié) et donnerait une vision partiale et fallacieuse de l’architecture actuelle en dédaignant les travaux plus soucieux de bons usages que de belles images, sans parler des myriades de constructions médiocres jusqu’à l’indigence, dont chacun peut éprouver au quotidien les dysfonctionnements et la laideur. FRANÇOISE FROMONOT dans le cadre des correspondances de la revue CRITICAT.