Notes sur la zombification des masses

Correspondances // Xavier Boissel // 18 avril 2018

Nonobstant la vulgate « je fais de l’Histoire en faisant de la littérature » (qui permet de ne faire ni l’une ni l’autre) qui a triomphé l’hiver dernier lors de la (toujours consternante) remise des prix (dits) littéraires, il existe en France une littérature qui ne confine pas à l’insignifiance et qui tente d’étreindre notre réel entropique. En témoignent les deux derniers livres d’ÉRIC ARLIX, beaux comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’un roman de JG Ballard et d’un essai de Georges Perec : Une lecture de XAVIER BOISSEL.

Quand on n’a pas l’esprit d’inventer, il vaudrait mieux faire des souliers ou des canules

Il n’avait qu’à paraître, dit-il, et sa présence, sa laideur, sa crinière, sa parole « électrisaient » l’assemblée, il appelait cela « déterminer le troupeau » : 2e épisode du workshop DEUX MARQUIS PROVENÇAUX de MARIE-PAULE FARINA.

Sade : un homme qui dévore les plus secrètes pensées des tyrans

« C’est pour nous femmes, toujours exclues des champs de la guerre et de la politique et lectrices de romans, que Sade a préparé ses poudres et ses tréteaux grotesques, c’est une femme, Juliette, dont il devient le biographe, et c’est à une femme qu’il confiera en 1783 ce projet de vengeance qu’il ne pourra réaliser que dix ans plus tard. » : 1er épisode du workshop DEUX MARQUIS PROVENÇAUX de MARIE-PAULE FARINA.