Metz, ville générique

En revues // 18 juin 2011

On reproche parfois aux revues et aux critiques d’architecture de ne s’intéresser qu’aux œuvres d’exception, ces bâtiments que leurs commanditaires prestigieux, la notoriété de leur auteur, leurs innovations techniques ou leur pure séduction visuelle désignent tout naturellement à l’attention parce qu’ils sortent de l’ordinaire. Ce tropisme journalistique alimenterait de fait un cercle vicieux (un bâtiment est publié parce qu’exemplaire et exemplaire parce que publié) et donnerait une vision partiale et fallacieuse de l’architecture actuelle en dédaignant les travaux plus soucieux de bons usages que de belles images, sans parler des myriades de constructions médiocres jusqu’à l’indigence, dont chacun peut éprouver au quotidien les dysfonctionnements et la laideur. FRANÇOISE FROMONOT dans le cadre des correspondances de la revue CRITICAT.