Antichambres

Devant l’appareil photo que j’avais installé dans des lieux publics, je m’allongeais, puis je fermais les yeux. Le fait d’être vue, observée, surveillée ou non par autrui n’avait aucune importance. En outre, ce qui m’animait, c’était de ne rien faire, de ne rien voir, de ne rien tenter hormis de sentir l’air, la chaleur, le mouvement de la ville et l’immensité du monde tout en pensant comment l’image pouvait encore transcender, transfigurer ou rêver le réel.

Texte & Photographies © Isabelle Rozenbaum