Notre avenir provient de l’univers parce qu’il se rattache à une origine insaisissable du temps.
Une science légitime une ignorance car une origine apprend à se perdre dans un but inconnu.
La matière d’une apparence s’allie avec une vision pour se défendre contre une idée irréelle.
Une déficience enchantée captive notre ignorance pour nous apprendre à oublier notre raison.
Nos oublis reconnaissent nos souvenirs s’ils sont transformés par un aveu de notre mémoire.
Une expérience réoriente une conscience parce que la trajectoire d’un sens accueille un éveil.
Une dérive prend le pas sur une marche pour ralentir une course avec le rythme d’une routine.
Une inversion dévore notre conscience dès l’instant où un animal se met à rêver à notre place.
La terre déchiffre notre mémoire parce qu’elle conserve les traces illisibles de notre histoire.
Un désordre structure l’insouciance d’un jeu afin d’ignorer la cruauté d’un système éducatif.
Des connaissances obscures se dérèglent car l’appel d’un jeu aveugle une culture ennuyante.
Nos voix échappent sans peine à la voracité du silence lorsque nos bouches capturent de l’air.
L’énergie du cosmos se retire en nous en vue de s’engager à l’intérieur d’un chaos créateur.
Une question se transforme en une solution parce qu’elle révèle le problème qu’elle interroge.
Un délire se méfie d’une conscience au risque de se confier à l’innocence d’une imagination.
La magie d’un éveil déchiffre une évidence à condition qu’elle invoque l’appel d’une énigme.
Le silence se transforme en musique si la danse de l’univers s’accorde avec celle de nos corps.
Un problème comprend un doute en vue de résoudre une solution au moyen d’une inversion.
Une conscience qui s’affranchit d’une certitude révèle un mouvement qui dépasse une pensée.
Un mot se transforme soudain en une chose dès qu’il reconnait la réalité de notre imagination.
Un regard s’adapte à la perception d’un monde intérieur lorsqu’il se place derrière une vision.
Une quête encadre la disparition d’un sens en vue de trouver la place d’une dérive débordante.
Nous ignorons nos espoirs parce que nos attentes nous apprennent à stimuler nos inquiétudes.
Une situation se transforme en un but si la mission d’une marche suit le chemin d’une dérive.
Une illusion accidentelle se manifeste d’autant mieux qu’elle masque une certitude monotone.
Un recul interroge des désirs lorsque nous contemplons en silence une réponse de nos peurs.
Texte © Philippe Jaffeux – Illustrations © DR.
D’un courant l’autre est une série créative d’un dispositif poétique du monde.
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